« L’unique force de sécurité d’Haïti est toujours confrontée à de graves difficultés financières en raison de la stagnation du budget national depuis 2017 », a indiqué le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) qui se fend d’une mise en garde par rapport aux conséquences dans le rapport présenté au Conseil de sécurité, 15 juin 2020. « Sans une augmentation considérable du financement, le fonctionnement de base va être compromis », a prévenu le BINUH.
Si la Police nationale d’Haïti (PNH) est dans la dèche, en sous-effectif alors que les gangs armés renforcent leurs présence et influence sur le territoire, des montants importants sont prévus dans le cadre d’un projet de travail contre rémunération dans les quartiers défavorisés où le climat est tendu. La Commission nationale de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (CNDDR), a révélé le rapport du BINUH, «doit jouer un rôle clé dans le décaissement de la première tranche de 17 millions de dollars d’un projet financé à hauteur de 40 millions de dollars par la Banque interaméricaine de développement, qui comprend un important volet "travail contre rémunération " dans les quartiers contrôlés par les bandes armées ».






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