Après sa tournée dans la capitale fédérale américaine, Washington D.C., au début du mois d’août dernier, à l’issue de laquelle il a regagné Port-au-Prince avec la promesse du support technique de l’OEA et du Département d’État américain, le chancelier Joseph, pour sa deuxième mission à l’étranger, a posé ses valises en République dominicaine. Principale terre d’accueil des migrants haïtiens, au-delà des enjeux importants dans les relations entre les deux pays voisins, la République dominicaine constitue donc un terreau fertile pour les annonces relatives à l’intégration de la diaspora et l’octroi du droit de vote qui devraient être garantis dans le projet de réforme constitutionnelle portée à bout de bras par le président de la République, Jovenel Moïse.
Pour le Dr Claude Joseph, il s’agit tout simplement d’une injustice que la Constitution de 1987 commet à l’encontre de la diaspora haïtienne, détentrice du savoir et du pouvoir économique, en continuant à lui refuser le droit de participer à la vie politique de son pays d’origine. À ce propos, la rencontre qui s’est tenue le lundi 30 novembre dernier à l’ambassade d’Haïti en République dominicaine entre le chef de la diplomatie haïtienne, accompagné du ministre des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), Louis Gonzague Day, l’ambassadeur haïtien en République dominicaine, Smith Augustin, y compris plusieurs haut cadres du ministère des Affaires étrangères ainsi que des experts indépendants sur les relations haïtiano-dominicaines, et la communauté haïtienne de Santo Domingo, a permis au Dr Claude Joseph d’étaler le bien-fondé et la finalité des démarches volontaristes qui sous-tendent l’entreprise du processus de réforme constitutionnelle en cours.






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