Au moins une fois par semaine, depuis plusieurs mois, des riverains bloquent une rue ou un quartier pour protester contre l'enlèvement de l'un des leurs. L'industrie du kidnapping prospère. Personne n’est épargné de ce fléau qui enrichit les ravisseurs mais appauvrit et décapitalise de nombreuses familles, dont certaines seront endettées toute leur vie. Les victimes sont souvent battues, torturées, violées par leurs ravisseurs. L'un des derniers cas est une adolescente de 16 ans qui a retrouvé sa liberté vendredi après plusieurs jours qu'elle n'oubliera peut-être jamais. Elle a dû être hospitalisée d'urgence pour une hémorragie après des actes d'agression sexuelle subie de la part de ses ravisseurs, confient ses parents.

À observer les actes du gouvernement, on se rend compte que la lutte contre le kidnapping, l’insécurité n’est pas une priorité. Les autorités, payées pour garantir la sécurité des citoyens, peinent ou tardent à donner une réponse efficace aux crimes organisés. On est toujours à la phase « des instructions formelles  ont été passées »… rien de plus. Le pouvoir se montre beaucoup plus préoccupé par l’échéance de son mandat que par la sécurité de la population.