Sans langue de bois, Michel-Ange Gédéon, en passant le maillet, a fait le grand déballage, prévenu des risques d’effondrement de la PNH. Le 27  août 2019, dans son discours, il a tancé des « ingrats », des « traitres », des «détracteurs », sans faire l’économie de souligner qu’il n’appartenait à aucun camp, à aucune chapelle politique.

Éprouvé, Michel-Ange Gédéon avait appelé les jeunes générations à se « grouper »  « autour de la hiérarchie sommitale pour bien guider, orienter et bien gérer l’institution » afin de conserver les acquis  « professionnels et déontologiques ». « Je me suis attelé à combattre la division, la politisation et une certaine polarisation au sein même de notre police », avait indiqué Gédéon, appelant ses pairs à rester « unis » et « forts ».