La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé, mardi, de nouveaux changements dans ses rangs. Des responsables de premier plan ont été remerciés et placés à d’autres affectations. On ne compte plus les rotations au sein de la PNH qui est à son troisième directeur général en quatre ans, encore plus de compositions du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) à sa tête et on ne compte plus les mouvements au sein des hauts cadres. La PNH vacille. Elle n’apprend pas de ses erreurs.

La justice, dont la police est l’auxiliaire, ne va pas mieux non plus. La Cour de cassation n’a pas tous ses membres. Les tribunaux passent plus de jours fermés à cause de grèves que d’heures en session pour dire le droit. Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) va un peu mieux sur le papier mais dans les faits la dernière élection pour renouveler ses membres a débouché sur un conflit entre les organisations de défense des droits humains et l’Office de protection du citoyen (OPC) sur le choix du représentant du secteur. Est-ce le début de la fin ? Une nouvelle tempête en formation ? La justice ne sort pas grandie des crises qu’elle affronte.