Le référendum du pouvoir PHTK n’a pas d’alliés, sinon que des personnalités et partis politiques proches du pouvoir qui le défendent. Jusqu’ici, à moins d’un mois de la tenue du référendum visant à doter le pays d’une nouvelle constitution, il n’y a pas de débats contradictoires sur le texte qui va être soumis au vote. Dans certaines villes de province, les débats annoncés n’ont pas pu avoir lieu. Dans d’autres, des causeries à huis clos entre copains se sont déroulées. À Pétion-Ville, un forum de trois jours a été organisé en début de semaine sur le processus, mais uniquement pour les partis politiques proches du pouvoir. Les déclarations dans les médias et dans d’autres espaces publics prouvent qu’il n’y a pas de consensus sur le processus comme il n’y en a pas eu sur le Conseil électoral provisoire chargé de l’organiser. Il n’est pas de trop de rappeler que le référendum est inconstitutionnel au regard de la Constitution de 1987 amendée. Et le CEP qui a été créé avec des proches du pouvoir n’a toujours pas prêté serment devant la Cour de cassation.
Comme si cela ne suffisait pas, de plus en plus de voix se sont élevées dans la communauté internationale contre le référendum. Les États-Unis d’Amérique ne ratent pas une occasion de s’en démarquer. Le Parlement européen, la semaine écoulée, s’est désolidarisé du processus, jugé non transparent. Haïti est un pays souverain. Sur le papier, il n’a pas besoin d’autorisation de la communauté internationale pour changer sa Constitution. Or nous savons que notre pays dépend de l’aide internationale. Rappelons que les Etats-Unis et l’Union européenne sont les deux principaux bailleurs de fonds d’Haïti. L’administration de Jovenel Moïse peut-elle ignorer leurs positions sur le processus ?





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.