Le Premier ministre a.i. Claude Joseph a tancé l’ex-président Jocelerme Privert, signataire d’une tribune dénonçant la rupture de l’ordre constitutionnel, le projet personnel et dictatorial que représente le référendum constitutionnel du président Jovenel Moïse. « Je comprends la position de Privert. N’était la Constitution de 1987, il n'aurait pas été président. Il y a beaucoup de gens qui veulent le maintien de cette Constitution parce qu’elle leur permet de devenir président sans aller aux élections », a indiqué le Premier ministre a.i. Claude Joseph. « Je pense que c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les réticences de certaines personnes, dont le président Privert », a-t-il poursuivi. Claude Joseph a indiqué qu’il y a eu modification de la version de l’amendement votée au Parlement, puis transmise au palais national. « Privert a une responsabilité dans ce problème », a affirmé Claude Joseph.
« Il ne revient pas à un président, élu sous l’empire de la Constitution qu’il avait juré de respecter et de faire respecter, de décider de la violer pour la changer. Le président Moïse, par cette démarche, s’est écarté de la voie de la légalité et de la légitimité constitutionnelle. Il s’érige volontairement en violateur impénitent et conscient de la loi mère. Il risque de se faire et, de fait, se fait parjure », a écrit l’ex-président Jocelerme Privert dans une tribune publiée par Le Nouvelliste.






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