Le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU en Haïti et coordonnateur humanitaire, Bruno Lemarquis, estime que la communauté internationale a tiré les leçons du tremblement de terre de 2010 en Haïti. Après le séisme du 14 août qui a ravagé les trois départements du grand Sud, « il est fondamental de respecter le leadership haïtien dans la réponse… », a-t-il soutenu, mercredi, au lancement du programme Alerte d’urgence, à la Direction générale de la protection civile par le Premier ministre.

« Nous allons poursuivre et accentuer cette relation de travail étroite avec vous (le gouvernement haïtien ndlr) dans la mise en œuvre de la phase humanitaire mais également pour la phase de relèvement et de reconstruction en prenant en compte les très nombreuses leçons apprises des événements précédents, notamment celui de 2010 et de 2016 », a déclaré le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU.

« Il est fondamental de respecter et de soutenir le leadership national, d'œuvrer dans le cadre d'arrangements de coordination efficace d'appuyer et de respecter ces arrangements de coordination nationaux », a soutenu le représentant adjoint d'Antonio Guterres en Haïti.

«  An Ayiti jan nou konn di, nenpòt moun ka fè tout bagay. Sa pa ka fèt ankò. Nou bezwen respekte les structures de coordination nationales », a affirmé M. Lemarquis en créole.

« Il est fondamental d'appuyer et de travailler à travers les institutions nationales au maximum. Il est indispensable de s'appuyer sur les très nombreuses capacités haïtiennes, l'expertise haïtienne, les connaissances pour assurer une réponse qui soit contextualisée et qui ne vienne pas de l'extérieur avec des solutions toutes faites. Il faut contextualiser la réponse », a avancé Bruno Lemarquis.