Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse et encore plus particulièrement depuis le séisme du 14 août 2021, le pays vivait une période de trêve qui ne disait pas son nom. Personne n’avait rien négocié, personne n’avait rien proclamé, mais les violences, les kidnappings, les grandes manœuvres des groupes armés, les manifestations, tout s’était calmé.

Commençons par la politique. Il n’y a pas eu depuis le 7 juillet de revendications particulières pour réclamer le départ des premiers ministres Claude Joseph ni d'Ariel Henry. Même pas de demandes pour dejoveliniser le pouvoir et l’appareil de l’État. Le Conseil électoral contesté, le décret électoral, la commission de consultation indépendante sur une nouvelle constitution, tous les décrets et arrêtés contestés sont encore en état.