Haïti a repris ses activités ce jeudi après huit jours de grève, de fermeture et blocage. Une semaine terrible -et tout à la fois drôle- se termine. Elle laisse le trouble sentiment que les Haïtiens sont les seuls à ne pas s'inquiéter de leur sort.

Tout va si mal qu'on se croirait en littérature mais il ne faut pas manquer de respect à l'univers créatif des écrivains. Encore moins à ceux qui ont réussi à faire de leur nom un adjectif. Franz Kafka est sur cette courte liste. Auteur majeur du XXe siècle, son univers absurde nous a légué kafkaïen, tiré de son nom, à la lecture de son œuvre. Kafkaïen se définit presque toujours par illogique et absurde. La situation que les Haïtiens vivent ces derniers temps est kafkaïenne.