Après quatre mois à la tête d’un gouvernement complètement transparent, Ariel Henry a bouclé ses négociations, préservé un « certain équilibre » des forces et appétits  en présence, du Secteur démocratique et populaire (SDP) au camp Martelly, et  installé un nouveau cabinet ministériel.  Le PM Henry, chef du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN), a annoncé dans la foulée que le maximum est fait avec les moyens du bord pour lutter contre l’insécurité. « Sur le plan sécuritaire, nous faisons le maximum avec les moyens dont nous disposons pour restaurer l’autorité de l’Etat et mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent maintenir le chaos et empêcher la normalisation de la situation », a-t-il affirmé lors de l’installation de ce cabinet. Pour le moment, l’autorité de l’Etat est loin d’être restaurée à Martissant, à la Croix-des-Bouquets, à Cité Soleil, Grand-Ravine, au bas de la ville… Depuis juin, l’entrée sud de Port-au-Prince est plus qu’une zone de non-droit. Elle est devenue un enfer. Les usagers du tronçon Martissant 1 à 23 savent que la mort, ordinaire, peut se retrouver au bout de la traversée. Pour les quatre départements du grand Sud, l’asphyxie se poursuit. Les déplacés de Martissant ont depuis pris racine au centre sportif de Carrefour dans l’oubli de tous ou presque.                   

 A l’aune du PM Henry, il faudra chercher à savoir ce que signifie faire le maximum