Jean D’Amérique

Comme souvent quand tout va mal en Haïti, de nouvelles fournées de créateurs redonnent espoir. C'était le cas cette année avec l’émergence en littérature de Jean D’Amérique. Né en 1994, auteur de textes remarqués, il part en France en résidence et se fait rattraper par le confinement. Qu’à cela ne tienne, il écrit des pièces de théâtre, de la poésie, un roman et prend position dans les médias sur la situation en Haïti. Il capte l’attention et les distinctions pleuvent. Dans son œuvre aux titres inusités, on retrouve : « Petite fleur du ghetto », « Nul chemin dans la peau que saignante étreinte », « Atelier du silence », « Cathédrale des cochons », « Soleil à coudre ». En quelques années, entre 2015 et cette année, en Haïti et à l’étranger, Jean D’Amérique décroche des distinctions comme personne : lauréat du prix RFI théâtre pour «Opéra poussière» ; sélection Troisième Bureau / Regards croisés pour Cathédrale des cochons ; finaliste du prix Fetkann de poésie ; sélection Texte en cours pour avilir les ténèbres ; finaliste du Prix RFI-Théâtre pour «Avilir les ténèbres et Cathédrale des cochons» ; Lauréat du Prix de poésie de la Vocation ; finaliste du prix Révélation poésie de la Société des gens de lettres ; mention spéciale prix René Philoctète de la poésie. Mais c’est en 2021 que sa jeune carrière connaît une accélération fulgurante. Jean D’Amérique reçoit l’un après l’autre : le prix RFI Théâtre pour « Opéra poussière », le Prix Apollinaire Découverte pour son recueil de poésie «Atelier du silence» ; le prix Fetkann Maryse Condé de la poésie pour «Rhapsodie Rouge» ; le prix Dubreuil du premier roman de la Société des gens de lettres pour «Soleil à coudre» et le prix Fintro de littérature francophone, une bourse qui soutient les jeunes auteurs d’avenir.
 
Bedjine