Le 12 décembre 2017, de passage à Paris, au sujet de la justice haïtienne, le président Jovenel Moïse fit, devant des compatriotes réunis, cette déclaration : « Le CSPJ m’a confié une liste de juges, car vous savez que c’est le président de la République qui doit signer, a expliqué le chef de l’État. Etant donné que j’avais appris qu’il y avait un vetting en cours, j’attendais le rapport avant de signer. De mes sources, j’ai appris qu’il y avait plus d'une cinquantaine de juges soupçonnés de corruption. J’ai attendu pendant un mois. Il ne m'est jamais parvenu, jusqu’à aujourd’hui. C’est à la radio que j’ai appris que je ne voulais pas publier la liste des juges. Cela a provoqué une grève au niveau de la justice. Je n’avais pas le choix, j’étais obligé de publier la liste… Ce sont les mêmes qui font leur propre vetting, kase fèy kouvri sa… », avait dit le chef de l’État à Paris le 12 décembre 2017.
Ce jour-là, en indexant des juges corrompus, le président Moïse ouvrait l’une des batailles de son mandat. La bataille contre les hommes de loi, de la magistrature assise et debout. De décembre 2017 à date, on ne compte plus les chocs entre la présidence Moïse et l’appareil judiciaire.





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