Fin des années 80. « J’avais 11 ans. J’étais à Saint-Louis de Gonzague. Evans Lescouflair était le moniteur de sport à l’école », a confié Claude-Alix Bertrand, 47 ans, au début d’un témoignage glaçant sur des « frôlements » et de « viols qui ont duré presque deux ans ». « Cela a commencé avec des frôlements sexuels. Cela a progressé vers le viol. Tout ça, c’est de la pédophilie. Je n’étais âgé que de 11 ans », a soutenu tout de go Claude-Alix Bertrand, capitaine de l’équipe de polo haïtienne, ambassadeur de l'Unesco pour Haïti et propriétaire de la publication Polo Life Style, en interview avec Le Nouvelliste, mercredi 2 février 2022.

Il indique avoir été « gardé un après-midi », « parce qu’il n’avait pas participé avec enthousiasme à la classe de sport » et qu’il devait reprendre des exercices. Mais après le départ de tout le monde, M. Lescouflair s’est adonné à des frôlements, a expliqué Claude-Alix Bertrand. « C’est après le départ de tout le monde qu’il m’a demandé de descendre mon pantalon. Il m’a touché dans mes parties intimes d’une façon dont on ne m’avait jamais touché auparavant. C’était très inconfortable pour moi. Je lui ai demandé pourquoi il me touchait comme ça. Il m’a demandé plusieurs fois : «Tu n’aimes pas ça ? », a indiqué Claude Alix Bertrand, soulignant que M. Evans Lescouflair, plus âgé que ses parents, bien connu à l’école, avait « un ton intimidant ». « Après ce jour, j’ai essayé d’éviter sa vue. Il m’a gardé une deuxième, une troisième fois. Chaque fois qu’il me gardait après les cours, les choses allaient un peu plus loin. Jusqu’à qu’à jour... J’ai été violemment violé. Il m’a pénétré. Je pleurais. Je criais d’arrêter. Tout ça n’a rien changé », a fait savoir Claude Alix Bertrand. « C’étaient les débuts. C’est quelque chose qui a duré à peu près deux ans », a-t-il ajouté, soulignant se souvenir de ce bureau éloigné des salles de classe, de l’odeur de choses que prenait Evans Lescouflair.