Le Premier ministre ne veut pas avoir un Conseil électoral provisoire sans la bénédiction de la Cour de cassation comme le CEP formé par Jovenel Moïse en septembre 2020. Ariel Henry, selon ce qu’a confié jeudi au Nouvelliste un de ses proches collaborateurs, se concentre sur la plus haute cour de justice du pays dysfonctionnelle depuis plus d’une semaine tout en étant préoccupé par l’insécurité qui prévaut dans le pays et l’évolution de la situation en Ukraine…

Si avant Ariel Henry devait convaincre les secteurs concernés à désigner des membres au Conseil électoral provisoire, aujourd’hui, le plus important pour le Premier ministre, c’est de rendre fonctionnelle la Cour de cassation devant laquelle le CEP doit prêter serment avant d’entrer en fonction. « Le Conseil électoral provisoire sera formé, mais avant on doit avoir une Cour de cassation fonctionnelle. Nous voulons avoir un CEP crédible qui prête serment devant la Cour de cassation », a expliqué au Nouvelliste un haut cadre de la fonction publique, proche du Premier ministre.