Il y a avis de tempête. Qu’on l’ignore ou pas, que le Premier ministre Ariel Henry et ses alliés continuent de faire semblant ou non. La première tempête, elle concerne le Trésor public. Le journal Le Nouvelliste a appris, le jeudi 3 mars 2022, que « sans prendre en compte l’impact du conflit en Europe, les prévisions de subvention de produits pétroliers tablaient, sur l’exercice, sur 12 à 15 milliards de gourdes », soit 1 milliard à 1,2 milliard de gourdes par mois. « Là, aujourd’hui, la subvention est de 250 gourdes sur le gallon de gazoline, environ 100 gourdes sur le gallon de diesel et 80 à 90 gourdes sur le kérosène », a expliqué cette source proche du ministère de l'Economie et des Finances (MEF).

« Les temps sont difficiles », a soupiré notre source qui regarde se creuser de jour en jour le gap entre le prix du baril de pétrole, 74 dollars en décembre 2021 avec un taux moyen d’acquisition de 100 gourdes 6061 pour un dollar lors de l’ajustement des prix à la pompe en Haïti avec les cours qui se sont appréciés, avant de s’envoler ces derniers jours à cause de la guerre en Ukraine. « Les cours du pétrole ont repris leur escalade jeudi, le WTI dépassant 115 dollars le baril, un record depuis 2008, et le Brent frôlant 120 dollars, toujours dopés par les incertitudes sur l'approvisionnement générées par la guerre en Ukraine », peut-on lire dans une dépêche de l’AFP.