Depuis l’interruption des négociations avec les membres de l’accord de Montana le 14 février dernier, le Premier ministre observe une pause dans sa recherche de consensus politique et de dialogue avec les acteurs politiques et de la société civile. Le Dr Henry a boudé trois invitations du tiers du Sénat qui voulait initier un processus de discussion sur la crise politique. Alors qu’il peine à former un Conseil électoral provisoire et compléter les membres de la Cour de cassation par-devant laquelle le CEP doit prêter serment, le locataire de la Primature maintient le cap vers des élections cette année.

Selon le Premier ministre, dans sa lettre de cadrage aux membres de son gouvernement, parmi les risques à mitiger pour le reste de l’exercice fiscal 2021-2022, il y a « le lourd fardeau pour le trésor public du coût des subventions des produits pétroliers ; les élections en Haïti, qui s'accompagnent généralement de troubles sociopolitiques ;  la prolifération des gangs armés sur le territoire national ; les déplacements forcés de la population à l'intérieur du pays en raison de la violence des gangs; l'importation illégale et massive d'armes de guerre et de munitions en Haïti; l'exposition du pays aux risques de catastrophes naturelles (cyclones, séismes); la possibilité d'une résurgence de la pandémie de Covid-19; l'expulsion et la déportation massive des Haïtiens en situation d'irrégularité… »