La dégringolade merveilleuse continue. Merveilleuse pas dans le sens de joyeuse ni de souhaitée, mais parce que nous sommes nombreux à croire que les causes sont surnaturelles ou importées d’ailleurs. Tout ce qui nous arrive est pourtant de notre faute. Et y remédier de notre seule responsabilité d’Haïtiens.

Ce mardi, sur les réseaux sociaux, la dégringolade a pris la forme de files d’enfants et de parents, un baluchon sur la tête, deux sacs sur le dos, pressant le pas pour laisser les quartiers de la Plaine du Cul-de-Sac, sortie Nord de Port-au-Prince, où une guerre des gangs fait rage depuis la fin de semaine écoulée.