La justice américaine a décidé de nommer un agent de sécurité du ministère américain de la Justice pour gérer et présenter uniquement au juge fédéral Jose Martinez des « preuves sensibles », classées « sécurité nationale », afin de protéger le travail d'infiltration d'anciens informateurs du gouvernement américain soupçonnés d'avoir comploté l'assassinat du président haïtien, Jovenel Moïse, a rapporté le Miami Herald, 28 avril 2022.

Si l'ordonnance de protection dans l'affaire de Miami peut contribuer à éviter aux forces de l'ordre américaines de se retrouver dans l'embarras ou de révéler ce qu'elles ont pu savoir sur les menaces pesant sur la vie de Moïse avant son assassinat, elle ne contribue pas à améliorer l'image des États-Unis en Haïti, où des questions persistent sur ce que les responsables américains savaient du complot d'assassinat, selon cet article. Les liens de certains suspects emprisonnés avec la DEA et le FBI continuent d'alimenter les soupçons quant à l'éventuelle implication de ces agences, ce que ces dernières ont démenti, peut-on lire dans l’article du Miami Herald.