Des commerçants de Carrefour et du grand Sud pactisent avec les groupés armés pour avoir le droit de passage, la population emprunte des voies alternatives pour faire le va-et-vient entre la capitale et les quatre autres départements, les gangs armés assurent la circulation et rançonnent les rares usagers de la route… 11 mois après, la guerre des gangs à Martissant s’enracine et devient presque normale. Tout le monde ou presque s’y adapte. Les autorités pour se rendre dans les villes du grand Sud utilisent soit la voie aérienne ou les routes de Tara’s et de Saint-Jude. Cependant, ce conflit continue de faire des victimes au sein de la population civile.

Depuis le 24 avril dernier, le conflit armé entre les gangs ‘’Chen mechan’’ et ‘’ 400 Mawozo’’ à la plaine du Cul-de-Sac vole la vedette à celui de Martissant. Toutefois, dans les deux cas, il est impossible de faire une estimation objective du nombre de personnes tuées. Les déplacés se comptent par milliers et des dizaines de maisons incendiées.