Crise sanitaire liée au Covid-19, enjeux géopolitiques, affrontements armés… beaucoup d’obstacles ont fragilisé l’éducation et les réformes qui y sont liées un peu partout à travers le monde, notamment en Haïti où la guerre des gangs a provoqué la fermeture de beaucoup d’écoles. Les financements domestiques de l’éducation ou encore les réformes sur la transformation de l’éducation à l’horizon 2030 ont été perturbées pour une raison ou une autre. D’où la raison de la convocation par l’ONU d’un pré-sommet sur la transformation de l’éducation en marge du Sommet qui se déroulera en septembre prochain à New York.
Pour le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, venu participer au pré-sommet avec aussi sa casquette de membre du conseil d’administration et président de la commission Finances et Risques du Partenariat mondial pour l'éducation, « Haïti est en train de gérer à la fois urgences et réformes. Urgences, dit-il, parce que les écoles n’ont pas pu encore se relever du tremblement de terre du 12 janvier 2010 en termes d’infrastructures, des cyclones et plus récemment du séisme qui ont ravagé le grand Sud du pays. Urgence aussi, parce que des affrontements entre gangs à l’entrée sud de Port-au-Prince ont contraint beaucoup d’établissements scolaires à fermer leurs portes, privant des milliers d’enfants de l’éducation pendant un certain temps. Urgence aussi, parce que la formation des enseignants est une nécessité…





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