Un va-et-vient incessant est observé à longueur de journée dans les allées de l’imposant immeuble de l’Unesco à Paris qui accueille cette semaine le pré-sommet sur la transformation de l’éducation. Le mercredi 29 juin, pour la deuxième journée de travail ponctuée d’ateliers, de rencontres bilatérales, d’échanges, deux chefs d’État (Sierra Leone et Ethiopie) et plus de 150 ministres ont rempli l’immense salle I de l’Unesco. Les codes peuvent changer, mais tout le monde parle la même langue : éducation. Pour être plus précis, transformation de l’éducation. On parle de formation des enseignants, de nouveaux outils d’apprentissage adaptés aux réalités, de la formation des jeunes aux métiers d’avenir… Si certains pays sont déjà à un stade avancé, d’autres le sont un peu moins ou loin derrière. Mais tous ont été à un niveau ou un autre perturbés par le Covid-19. Aujourd’hui, les Etats essayent de combler leurs retards, cherchent les voies et moyens pour atteindre leurs objectifs à l’horizon 2030. Par exemple, la Finlande et d’autres pays développés se penchent sur le bien-être des apprenants. Quant à Haïti et d’autres pays de la même rangée, ils jonglent avec les urgences et les réformes.

Le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Nesmy Manigat, à la tête d’une délégation à Paris pour ce pré-sommet, a eu plusieurs rencontres ce mercredi. La première était une invitation de l’Union européenne au cours de laquelle des ministres de l’Éducation ont partagé leurs points de vue sur la « transformation de l’éducation » et les expériences de leurs pays. La deuxième du Partenariat mondial pour l’éducation. Des rencontres aussi avec l’Unicef, l’Agence française de développement (AFD), entre autres. Peu importe les interminables débats, tout se résume à la fin à la transformation du curriculum, des nouveaux partenariats et des financements pour l’éducation. Pour Nesmy Manigat, des changements s’avèrent nécessaires au niveau de la coopération internationale en termes d’appui à l’éducation.