Port-au-Prince n'est pas Haïti. Mais la capitale et sa région regroupaient près du quart de la population haïtienne avant 2020. Aujourd'hui, on ne peut pas dire ce qu'il en reste. Il y a ceux qui en sont partis et ceux qui n'y viennent plus. La région métropolitaine a perdu de son attrait à cause de l'insécurité, de la vie chère, de l'impossibilité de quitter son quartier pour aller à l’école dans une autre zone et de la dégradation généralisée de la situation globale. 

Parmi tous les secteurs qui pâtissent de la situation, il y a l'école. Port-au-Prince et ses environs regroupent certaines des meilleures écoles du pays. Les plus réputées et le plus grand nombre d'écoles moyennes. Les universités et écoles professionnelles en nombre. Elles aussi, les unes comme les autres, sont confrontées aux problèmes.