Plus d’une semaine après la décision de la Banque de la République d'Haïti (BRH) d’injecter d’ici la fin de l’exercice fiscal, 150 millions de dollars américains sur le marché des changes à un taux plus bas que celui de l’informel, d’augmenter de 2 % le coefficient de réserves obligatoires, faisant passer de 51 à 53% le taux de réserves obligatoires sur les dépôts en devises, dont seulement 12.5% sont libellées en gourdes, et la publication de la circulaire 114-3, modifiant celle 114-2, répartissant les dollars provenant des transferts payés en gourdes et régulant les transferts de la diaspora, de relever les taux des bons BRH de 4 à 6 %, de 6 à 8 %, de 10,25 à 14 % sur les maturités de 7, 28 et 91 jours en vue de centraliser les opérations de change au sein du système bancaire afin de faire s'apprécier la gourde, l’histoire tend à se répéter, a confié à Le Nouvelliste un observateur avisé, mercredi 31 août 2022.
Il y a une paralysie en cours du marché formel des changes. Les importateurs et autres acheteurs, en mode pause, attendent la fin de la baisse du dollar par rapport à la gourde. Les banques, qui parviennent à peine à vendre leurs portions de dollars venant des transferts, hésitent à acheter d’autres vendeurs. Elles sont astreintes à la règle de ne garder aucune position de change de fin de journée. « C’est exactement ce qui s’est passé en septembre 2020 », a rappelé cet observateur.






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