Mi-octobre, le Village artistique de Noailles, ses artisans, habitués aux attaques, ont cette fois reçu le ciel sur la tête. De certains de ses 75 ateliers, il ne reste que des pans de murs avec des impacts de projectiles, des tôles calcinés, des marteaux et burins orphelins des mains expertes qui donnaient forme au métal dans ce creuset de la création artisanale.
L’agitation des ateliers, le bruit des meuleuses ont fait place net au silence. Et à l’odeur de cadavre en décomposition. Le fossoyeur sous-traité par la mairie de Croix-des-Bouquets qui a recueilli le 18 octobre les cadavres de cinq hommes et celle d’une femme le 21 octobres, tous tués par balles, a confié au Nouvelliste ce lundi 24 octobre n’avoir pas pu collecter un cadavre en décomposition à Noailles. « Il y a trois cadavres en décomposition. L’un près du terrain, un autre non loin du musée… », a témoigné une femme qui a tenté, en vain, hier dimanche, lors d’une accalmie, de revenir à Noailles pour récupérer ses affaires non dévorées par les flammes.






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