Plus de 1 500 délégués de 150 pays, dont Haïti, ont pris part à Tachkent au deuxième sommet mondial sur l’éducation et la Protection de la petite enfance, tenu sur le thème « Un investissement précoce pour un meilleur apprentissage et un avenir plus brillant ». Haïti a été représentée par Nesmy Manigat, ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle. A travers cette conférence mondiale, les leaders du monde entier ont échangé sur l'intensification des programmes et des innovations éprouvés en matière d'éducation et protection de la petite enfance (EPPE) dans toutes les régions et tous les pays. Selon Nesmy Manigat, c’était « un grand événement », car ce groupe d’âge (0-8 ans) n’était pas une préoccupation pour le monde depuis très longtemps, que ce soit au niveau de l’aspect école, de la santé, de la nutrition, de l’encadrement socio-affectif, émotionnel… « La période allant de la naissance à l’âge de huit ans se caractérise par un développement cérébral remarquable chez les enfants et elle représente une fenêtre d’opportunité cruciale pour l’éducation », fait remarquer l’Unesco.

Aux termes des assises, les délégués des différents pays ont « réaffirmé le droit de chaque jeune enfant à une éducation et à une protection de qualité dès la naissance et elle exhortera les États membres à renouveler et à accroître leur engagement et leurs investissements afin de garantir l’accès de toutes les filles et de tous les garçons à un développement ». Dans la « Déclaration de Tachent », il est demandé, entre autres, à chaque Etat de consacrer au moins 10% du budget de l’éducation à la section préscolaire. La question de « genre » a été aussi abordée, car il y a surtout des monitrices au préscolaire à travers le monde. Les gouvernements ont aussi un rôle à jouer car la section préscolaire est surtout prise en compte par le privé.