La baguette française classée cette année patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO a fait la fierté de toute la France, du président Emmanuel Macron et de simples citoyens français. Tous les jours, 12 millions de Français poussent la porte d’une boulangerie et plus de six milliards de baguettes sortent des fournils chaque année. En plus d’être un patrimoine, la baguette est aussi un important levier économique.

Un an depuis que la soup joumou a été classée patrimoine immatériel de l'humanité par l'UNESCO, qu'est-ce que cette reconnaissance a apporté de plus ? Pour Dominique Dupuy, ambassadeur d’Haïti à l’Unesco à Paris qui s’était surpassée pour mettre la soup joumou sur le toit du monde, « c’était notre coupe du monde à nous et que nous avons gagné ! L’inscription de la soupe, ce n’est pas simplement la reconnaissance d’une tradition culinaire, mais celle surtout de tous les combats, des convictions et de l’audace de nos aïeux, une validation de notre ADN de peuple pionnier, viscéralement attaché à la liberté. L’inscription était, en quelque sorte, une réparation de l’invisibilisation de la guerre d’indépendance d’Haïti dans les annales internationales. C’est une marque indélébile dans ce Haut registre de l’Humanité de notre contribution à l’avancement de tous les peuples opprimés, colonisés, de tous les damnés de la terre. »