Pour certains, les sanctions contre des membres de l’élite politique et économique pour corruption, soutiens financiers et opérationnels aux gangs, trafics de drogue et blanchiment d’argent ont le mérite d’étaler au grand jour l’infiltration ayant débouché sur la dénaturation complète de l’Etat haïtien.                         

Cet État, hermétique au progrès, à la modernité, à la mise en place de politiques publiques pour accompagner chaque individu dans la quête de son accomplissement personnel est devenu au fil des ans un État dirigé par des individus ouvertement chevillés à des intérêts particuliers, à la mafia, au grand banditisme, au narco trafic. Haïti, depuis des décennies, est une plaque tournante pour la drogue  en provenance de la Colombie et du Venezuela vers les USA. La contrebande et autres crimes et délits financiers privent le trésor public de près d’un milliard de dollars l’an, soit un peu plus de la moitié de son budget annuel. L’obtention et l’utilisation de ressources publiques de manière efficiente au profit de la population la plus pauvre de l’hémisphère auraient pu faire une grande différence.