« Nous n’avons jamais cessé de travailler sur un retour au centre-ville. Nous savons que la mairie de Port-au-Prince avec Urbayiti grâce à un financement de l’UE travaillent depuis l’année dernière sur un projet d’aménagement d’embellissement et de l’extension du centre-ville de Port-au-Prince, tout ce qu’il faut au point d’urbanisation. Dès que le problème de l‘insécurité sera réglé, ils les mettront en application. Ce projet a été finalisé et la mairie de Port-au-Prince à n’importe quel moment peut lancer sa restitution pour que la population soit au courant. Le forum organisé en 2021 auquel ont pris part des économistes, des urbanistes ont montré le potentiel de la ville de Port-au-Prince. Le potentiel de la ville de Port-au-Prince est encore là. Grâce à l’ISPAN nous avons des photos des reportages du patrimoine historique de cette ville qui pourra servir à toute sorte d’investissement dans le domaine touristique et également culturel. Nous attendons le bon moment pour mettre en application les études qui sont en train de s’achever », a-t-elle dit durant sa participation à l'émission Panel Magik ce jeudi 12 janvier 2023.
L’insécurité avait poussé les commerçants à fuir le centre-ville suite à la déclaration de forfait de la police nationale d’Haïti. « Le 12 janvier 2010 c’est à peine 30 à 33 %des immeubles qui ont été détruits au bas de la ville et sévèrement affectés. Après le 12 janvier le fait que la PNH a avoué publiquement qu’elle ne pouvait pas assurer la sécurité au bas de la ville même avant le décret d’utilité publique, des scènes de pillage et de vandalisme ont été enregistrés à tel point que l’ISPAN s’est vu dans l’obligation d’intervenir parce que des gens qui détenaient des immeubles patrimoniaux les détruisaient. Il n’y a pas de protection de l’environnement. En septembre avec la déclaration d’utilité publique ça été l’exode consacrée des commerçants qui sont allées ailleurs. Il aurait fallu sécuriser l’espace. S’il y avait déclaration d’utilité publique, il fallait l’expliquer à la population. Cela a engendré une levée de bouclier pas seulement des usagers et des propriétaires, mais aussi des avocats et des notaires. Finalement lorsqu’on a levé l’utilité publique un bloc entier au bas de la ville a été rasé personne ne savait pourquoi », s’est-elle souvenu. Les conséquences n’avaient pas tardé à se faire sentir. « Cela a jeté un malaise profond dans le circuit économique ; personne ne savait s’il fallait revenir, si on allait respecter ses investissements. Donc, il n’y a jamais eu un signal clair du gouvernement et ensuite il n’y avait pas eu d’engagement pour réhabiliter les infrastructures, donner des incitatifs fiscaux, des avantages financiers pour encourager la reprise de tout ce commerce. Cet abandon du centre-ville n’a fait que précipiter l’établissement des gangs », a analysé Mme Mourra. « Il y avait la crainte de rétablissement de l’utilité publique, mais le problème de l’insécurité s’est posé également. »





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