Pour Pierre Espérance -- qui survole « les falsifications » relevées dans le texte rendu public dans Le Moniteur -- « ce soit disant accord vise à renforcer l’impunité, la banalisation de la vie, l’instrumentalisation des institutions ». « C’est scandaleux que l’UE et d’autres pays qui prêchent l’Etat de droit soutiennent ce texte. Cela montre que ces pays ne contribuent pas au changement dans le pays et qu’ils ne veulent pas entendre la société haïtienne », a fulminé M. Espérance, soulignant que la situation n’en finit pas de se détériorer en Haïti depuis l’accession de M Henry à la Primature. « Tout ce que nous dénoncions en 2021 et 2022 persistent et se sont aggravés en ce début de 2023. Les représentants de l’UE avaient dû fuir le pays pour cause d’insécurité. Est-ce qu’il y a eu amélioration de l’insécurité depuis ? Non. La situation s’est aggravée. Les gangs sont plus puissants. Ils se sont renforcés. Qu’est-ce qui a changé dans le pays pour que l’UE donne son appui à un pouvoir qui participe à des violations systématiques des droits humains, à la banalisation de la vie, à l’alimentation des gangs ? Cette position de l’UE est une insulte au peuple Haïtien. Cela montre que l’UE et ces ambassades refusent d’écouter le peuple Haïtien et supportent des solutions cosmétiques pour que cette situation perdure en Haïti », a critiqué Pierre Espérance.
Si Pierre Espérance soutient que « le soit disant accord du 21 décembre » « ne débouchera pas sur une vraie transition, des réformes constitutionnelles pour aller vers des élections libres, honnêtes et démocratiques », il a cependant appelé à « des négociations politiques », « une médiation locale et internationale » acceptée par les parties en présence pour déboucher un sur accord politique, pas nécessairement d’un accord des accords.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.