Les ports du pays sont restés fermés durant trois mois. Et durant cette période les marchandises s’y sont cumulées. Ceci a de lourdes conséquences sur les entreprises. « Les ports ne pouvaient pas livrer de marchandises, il y avait une accumulation de containers aux ports du pays. Cela a créé un surplus de stocks. Et certains entrepreneurs ont moins de cash-flow. Beaucoup d’entreprises sont très en danger ces jours-ci parce que malgré le fait que des containers soient restés coincés à la douane durant 3 mois, les entrepreneurs qui ont des échéances de crédit avec leur fournisseur doivent continuer à les payer. Ce qui nous a appauvris parce que durant ces trois mois il n’y avait pas de vente. Tout ceci influence le cash-flow des entreprises », s’est plaint Manuel Heusch-Desquiron.

L’entrepreneurs salue les nouvelles mesures prises par l’Administration générale des douanes, mais exprime ses réserves. « Le ministère de l’Economie et des Finances et l’Administration générale des douanes font un bon travail pour essayer de combattre la contrebande et toutes les autres inégalités. Mais, étant donné que c’est un nouveau processus malheureusement beaucoup d’innocents paient pour des coupables parce que très souvent la douane a majoré beaucoup de nos facturations, elle ne respecte pas le fret. Il y en a qu’on décide de majorer. Je pense que c’est un processus et que tout se normalisera. Il faut que nous autres du secteur privé on s’aligne pour que nous soyons transparents, ayons une compétition loyale. Cela va prendre du temps. La douane est en train de travailler pour y parvenir. On va arriver à un moment où tout le monde sera aligné mais il faudrait que la douane accepte les factures », espère M. Heusch-Desquiron.