Le Premier ministre Ariel Henry, ses alliés du 11 septembre, signataires de l’accord du 21 décembre, auraient tort de considérer Mme Mirlande Manigat ou l’adhésion du secteur privé à l’accord du 21 décembre comme un blanc-seing. Mme Manigat ne sera pas une caution politique pour des gens qui occupent et qui veulent rester au pouvoir sans donner de résultats depuis 18 mois, a assuré une source interrogée par Le Nouvelliste.

La source évoque « des manœuvres pour différer le remaniement ministériel prévu dans l’accord du 21 décembre ». Ces acteurs, qui ont des ministres dans le gouvernement, voient rouge dès qu’il est question de remaniement ministériel, soutient-elle. Ils prétendent qu’il faut attendre l’aboutissement du dialogue, pour l'effectuer. Mais ils s’arrangent pour torpiller des efforts de dialogue dont celui de Jonathan Powell, a pesté cette source. Les autres partis politiques, signataires de l’accord du 21 décembre, ont compris la situation et font confiance à Mme Manigat, a assuré cette source.