L’état de l’État est pourri jusqu’à la tête; conséquence particulièrement des vilaines dérives de ces dernières années … Le pays est avili: La vie est sacrée, cela en tout! Et que dire de celle de la personne humaine douée d’esprit et d’intelligence, appelée à ordonner les choses pour rendre cette vie convenablement vivable, d’abord en toute personne pour elle-même sans discrimination, comme élément d’un Corps Social Intégré, Viable et Solidaire, à rendre pareillement vivable et de mieux en mieux en tant que cadre de vie dans l’espace de vie qu’est le pays, mais là encore, pour les autres composantes aussi de tout l’écosystème dépositaire de tout le nécessaire pour vivre en complémentarité. Cela demande d’être en son essence (exister), s’émanciper, s’assumer, se développer en solidarité, s’entrainant et s’entraidant mutuellement de proche en proche, de génération en génération, cycle après cycle. Développement inclusif et durable oblige! Ainsi normalement est ou se doit d’être la vie ici comme partout ailleurs sur la terre.
Il faut se ressaisir, et pour cela camper sur toutes les approches qui n’adressent pas les problèmes à la source et ne prennent pas en compte les préjudices portés à la nature et aux acquis des pères fondateurs de la patrie aytienne/haïtienne, ce jusqu’à risquer de compromettre l’existence même du pays…, faute, dès le début, d’un consensuel référentiel constitutionnel objectif de sa gouvernance conforme à ses caractéristiques spécifiques originelles propres.
Venons-en à la crise, à cette dérive de toujours que traverse en soi l’État d’Ayti/Haïti. Pour mémoire, avec l’avènement des escouades de Christophe Colomb, dès le mois de décembre 1492, sur ce coin de terre qu’ils se sont dès lors appropriés sous le nom d’Hispaniola, (en lieu et place de Kiskeya, Boyo ou Ayti en cours jusque-là), il s’est établi sur ce territoire un ordre nouveau, marqué par l’agression (sauvage) de la nature au détriment même de la vie des autochtones, par les nouveaux venus envahisseurs d’alors.
Ils ont fait tant que leurs forfaits ont fini par faire périr tous les habitants indigènes, pour les avoir subordonnés et contraints de soutirer sans répit les ressources du sol, afin d’en profiter exclusivement eux-mêmes, usurpateurs, tout en combattant les insoumis, récalcitrants ou rebelles. Ayant ainsi fait périr pratiquement tous les habitants trouvés sur l’île, ils sont devenus, par la force des choses, les seules âmes qui vivent sur leur Hispaniola.
Convoitée par d’autres encore de mêmes acabits, et cela jusqu’à nos jours, (sauf par la manière), leur Hispaniola a dû être, plus tard, divisée en deux portions relevant respectivement des royaumes d’Espagne et de France; et on s’y trouvait, suivant le lieu, soit en territoire colonie espagnole (Santo Domingo), soit en territoire colonie française (Saint Domingue)…Ayti, Kiskeya ou Boyo, ces noms d’origine, sacrifiés, demeuraient toujours proscrits, et n’avaient plus droit de cité, ni d’ailleurs non plus les autochtones.
Pour pouvoir continuer à profiter totalement (et démesurément) de cette main mise cruelle et criminelle, le nouvel ordre mondial de cette époque a entrainé la traite des Noirs. Et voilà, les nègres et négresses d’Afrique, captifs, contraints pieds et mains liés, de débarquer ici comme bêtes de somme, esclaves, pour remplacer les Indiens Arawak et Taynos. Ils ont été portés à subir, en pire même, le fardeau que ceux-ci ont eu à endurer jusqu’à en être victimes, sauvagement sacrifiées pour avoir étés trop bienveillants, trop complaisants …
Plus costauds qu’eux, les nègres et négresses y ont survécu; et après bien de péripéties, et comment? quel aboutissement!
- Ce comment et cet aboutissement ont, suite à divers moments, (épisodes, péripéties et exploits des insoumis révoltés, va-nu-pieds surtout), porté et accouché l’État d’Ayti/Haïti indépendant, baptisé ainsi sous le nom du temps des indiens, désormais rétabli sur l’île entière, comme pour venger ces derniers, dirait-on, et les rendre justice; (cependant, sous cet angle beaucoup et bien mieux encore resteraient à faire pour une justice certaine et la réparation …).
Cela fait 219 ans déjà que nos Ancêtres, Héros et Héroïnes ont abouti à cette performance émancipatrice, en profitant adroitement d’une conjoncture internationale favorable; performance réalisée au bénéfice déclaré haut et fort de tous les habitants du pays indistinctement en tant que personnes humaines, pour jouir toutes des mêmes droits et répondre aux mêmes devoirs de citoyens citoyennes patriotes d’Ayti/Haïti, pays souhaité rester indépendant à jamais de la France avec son gouvernement esclavagiste, (et aussi de ce fait de tout autre pays du genre), afin de vivre libres comme Aytiens/Haïtiens et Aytiennes/Haïtiennes à part entière sur ce territoire.
Mais cette émancipation reste depuis, et aujourd’hui encore, à être acceptée et comprise comme il se doit, du côté international … tout comme du côté national. C’est qu’elle, «cette émancipation visée complètement inclusive et totale», demeure encore à être unanimement et pareillement bien prise, ne serait-ce qu’à certains égards de notre côté en tant que fils et filles du pays. Elle manque d’être portée, pratiquée et projetée comme il se doit par nous tous (femmes et hommes) descendants des artisans et artisanes de l’œuvre, qui, bâtisseurs (hommes et femmes), ont été tous et toutes, anti-Français et/ou anti-métropoles, certes, mais pas nécessairement anti-colons (voire même pas anti-esclavagistes): Cette mosaïque d’artisans et artisanes comprenait bien, en majorité, les anciens esclaves (nouveaux libres), marrons, rebelles, …, mais cependant aussi, des anciens libres …, [nègres, négresses, mulâtres, mulâtresses, et, des deux genres, des petit-blancs (blancs-manants) avec même des anciens colons blancs]. Tous, il est vrai, combattaient directement ou indirectement contre la France, mais n’avaient pas nécessairement tout à fait les mêmes objectifs au final.
Ce manquement à la pleine émancipation … se manifeste épisodiquement sous diverses formes et de façon récurrente, alimenté presque toujours par l’internationale, cela au point de parvenir à affecter, jusqu’à nos jours, l’évolution de l’État d’Ayti/Haïti, depuis après l’assassinat crapuleux du Père fondateur de la Patrie Aytienne/Haïtienne Jean Jacques Dessalines, le Grand. L’existence même du pays est maintenant menacée plus que jamais, hélas,! Quelles incompréhensions tant entre nous que de la part des ténors de l’internationale, pavant la voie aux adeptes des anciens colons, de tous poils, au pays comme à l’extérieur du pays, du pays et aussi de l’étranger, qui, pour les uns par manque d’estime de soi et de sentiment d’appartenance, qui, pour les autres par intolérance et revanchardisme jusqu’à vouloir faire disparaitre à tout prix, selon toute vraisemblance, l’État d’Ayti/Haïti…, au profit de l’ordre ancien du temps de Saint Domingue et du dernier millénaire (sauf par la manière)? Ne serait-ce pas dans cet ordre d’idée que cette terre d’Ayti, Kiskeya ou Boyo a été de nouveau rebaptisée ? - L’île entière pour l’internationale s’appelant en effet, encore une fois, depuis un certain temps, Hispaniola; nom jadis donné par le premier des expéditionnaires envahisseurs, Christophe Colomb! Allez comprendre.
N’ont nullement aidé, en cela, depuis la mort cruelle du Père fondateur de la Patrie dans les circonstances tragiques que l’on sait, les diverses manifestations conjoncturelles du problème de la gouvernance du pays, découlant en soi du déficit originel d’identité unitaire de la «mosaïcité constitutionnelle» de la population du pays; ce qui n’a pas aidé, loin de là, l’impérative cause nationale pour laquelle est patriotiquement de mise indispensablement, la convergence de toutes les tendances politiques et de tous les courants d’idées pour toujours sauver par-dessus tout, l’essentielle union patriotique encore et toujours! Les bavures de 1904 et de 2004, dans les démarches respectives pour commémorer le premier et le deuxième centenaire de l’indépendance d’Ayti/Haïti en disent long en ce sens; deux manifestations d’un même phénomène de déficit évident de patriotisme et/ou d’identité nationale aytienne tout court !
Que faire pour renverser la situation et prendre autrement la relève, héritiers-héritières à divers degrés de tous les acteurs et actrices, à un titre ou à un autre, qui ont contribué par leurs performances à la création du Pays État Indépendant, Ayti/Haïti, au nom de la dignité humaine?
- D’après le «Forum aytien/haïtien, et, citoyen patriote», d’une façon générale, et, particulièrement selon les normes et la ligne de tout parti d’État, il faut:
d’une part, côté Ayti/Haïti, se reprendre et se projeter sur un autre mode de vie, être soi, Aytien.ne/Haitien.ne, s’assumer, agir en vérité déjà en tant que personne humaine…! et par ainsi changer la vie, changer l’État. Sauvons Ayti/Haïti;
d’autre part, côté international et/ou planétaire, se reprendre et se projeter sur un ordre mondial non hégémonique, où, en tout lieu, toutes les cultures se valent et se complètent de proche en proche, portées par chaque peuple (en chaque personne humaine) suivant ses traditions, us et coutumes évolutifs, s’enrichissant mutuellement ainsi, comme composante d’une même famille humaine dans un monde de mieux en mieux responsable, plutôt tolérant, coopératiste, complémentaire et solidaire que rivalisant, excluant ou englobant, absorbant ou homogénéisant … ! soyons conscient, humanisons le monde, en frères et sœurs pour ainsi dire de la famille humaine, en vue d’une civilisation de l’amour en vérité, en partage, en confiance, en compréhension mutuelle, en solidarité et en paix, où tout le monde, ainsi, veille l’un.e sur l’autre comme les un.e.s sur les autres et de même aussi sur le territoire; au profit du mieux-être constructif et du progrès pour tou.te.s inclusivement, dans une société équilibrée, quiète, sûre, sans préjugé aucun, ainsi rendue stable, ça et là sous une gouvernance de moins en moins conflictuelle en toute conjoncture.
Il s’impose alors une prise de conscience d’être nous tous indistinctement personnes humaines pareillement douées d’esprit, et unique en son essence transcendable.
À ce titre nous sommes devenu-e-s ensemble, ici dans ce pays, par nous-mêmes et devant le monde, «aytiens-aytiennes» - (ainsi écrit afin de chasser, d’éviter, de gommer toutes plaisanteries ou méprises ridicules et/ou obscènes…) - et alors, comme tel.le.s, les seul.e.s détenteurs et détentrices de ce coin de terre sous son nom d’origine AYTI ; et de ce fait, dans notre «mosaïcité» originelle propre, appelés à y vivre femmes et hommes en maîtres, pareillement libres et solidaires, comme ensemble pluriel particulier et unique, responsables l’un.e vis-à-vis de l’autre comme les un-e-s vis-à-vis des autres, et, pareillement de l’espace territoire que les bourreaux esclavagistes usurpateurs avaient extorqué des indiens Taynos et Arawak sauvagement martyrisés et sacrifiés….
Mais le parcours depuis, laisse à désirer; cela jusqu’à nos jours. C’est catastrophique: premièrement pour avoir manqué, par mauvaise gouvernance, aux pratiques des principes nécessaires à un vivre ensemble en un corps social inclusif où tous les membres, intégrés, responsabilisés les uns envers les autres se tiennent, s’alimentent et s’entrainent mutuellement sans complexe sur cette terre d’Ayti/Haïti voulue anti-colon et anti-esclavagiste, rendue Etat de Liberté, d’Égalité, et de Solidarité humaines, terre d’accueil et d’asile pour les épris des valeurs de cet ordre, indépendant à jamais de la France pour vivre dans un système compatible à ces aspirations, hostile à l’exploitation de l’homme par l’homme, garantissant avant toutes choses, ce vivre ensemble solidaire sans complexe ni aucun préjugé, au bénéfice de nous tous Aytiens - Aytiennes indistinctement…; deuxièmement pour avoir manqué de vigilance et de discernement au point de toujours eu à subir, sous toutes formes, les contrecoups ou assauts de la part de nostalgiques revanchards colons esclavagistes demeurés tels et des deux genres, tant internationaux que nationaux mêmes; mais aussi, de la part d’autres inqualifiables de tous poils qui ont gravement porté atteintes directement ou indirectement à l’émancipation d’Ayti acquise aux prix du sang. D’ailleurs, renommer, en dépit de tout, l’île d’Ayti, Hispaniola comme au temps des conquistadores espagnols…, ne serait-ce pas leur conquête! Dans cette foulée, que resterait-il d’Ayti/Haïti sous l’assaut subtil mais déterminé de ces saint ( ousanto)-dominguois et saint (ou santo)-dominguoises nostalgiques?
Le pire resterait alors ainsi à venir encore si, selon le «Forum aytien, et, citoyen patriote», nous n’arrivons pas à une prise de conscience «mounisme» pour :
a).- côté Ayti/Haïti, dégager, exprimer, projeter l’estime de soi et de l’autre dans l’espace propre de vie à continuellement rendre ensemble de mieux en mieux vivable, tant individuellement que collectivement pour chacun.e comme des membres d’un corps social intégré, solidaire, indissociable, mutuellement et citoyennement responsable dans toutes ses composantes, génération après génération.
Comme patriotes, Aytiens/Haïtiens et Aytiennes/Haïtiennes, nous sommes tous et toutes redevables vis-à-vis de tout le territoire légué dans son ensemble par nos ancêtres; et ensuite, comme citoyennes et citoyens du monde, nous le sommes vis-à-vis de la planète terre, ce, au même titre que toutes les autres composantes sociétales de la famille humaine globale qui l’habite.
Puissions-nous nous conscientiser de part et d’autre pour, évitant les travers (corruptibles et préjudiciables), sauver les meubles, et mieux encore parvenir à répondre ensemble, ici et là, à notre mission en tant que, à la fois, personnes humaines et Aytiens/Aytiennes transcendables en toute chose! Nous sommes capables. Encourager pour servir objectivement à sauver et développer Ayti/Haïti sans la travestir!
b).- côté extérieur ou international, parvenir, sans hégémonie, à dégager, exprimer, projeter une démarche de tolérance, de compréhension mutuelle et de coopération solidaire gagnante-gagnante à travers le monde, alimentée surtout par le goût d’harmoniser les rapports et/ou relations extérieurs (internationaux) en vue de ménager une meilleure exploitation des ressources terrestres gisant là où elles se trouvent, sans compromettre d’aucune façon l’environnement et le bien-être de mieux en mieux, suivant des degrés de transcendance fonction des us et coutumes évolutifs juxtaposés et chevauchés aux frontières pour s’enrichir réciproquement et invariablement, mais en préservant l’identitaire, le soi, l’estime de soi et le sentiment d’appartenance au pays Etat souverainement responsable de sa gouvernance, au même titre que les uns et les autres, et en tout lieu.
Puissions-nous Pays, Etats, Nations, Corps Sociaux de toute façon d’une famille humaine planétaire (se reconnaissant ou nom au sein de l’Organisation mondiale regroupant des pairs, ONU), nous conscientiser à cet effet pour, évitant le plus possible les travers (corruptibles préjudiciables) de toutes sortes, sauver les meubles, et mieux encore parvenir à répondre solidairement ici et là à cette mission commune en tant que ensembles de citoyen-ne-s, personnes humaines de chaque pays, Etat, nation, et aussi du monde, transcendables toutes, et en toute chose, dans la famille planétaire ? Nous sommes capables. Encourager pour servir à sauver le monde…!
D’une façon générale, et, particulièrement d’après tout parti d’État, tout cela normalement requiert par ici la prise en compte des valeurs caractéristiques intrinsèques propres du pays Ayti/Haïti en tant que membre à part entière de la communauté des Nations. Ces valeurs appelées à transpirer dans la constitution spécifique propre, découlent de sa genèse fonction du germe dépositaire du gène empreinte des caractéristiques héréditaires de tout ÊTRE. Que dire de la personne humaine porteuse en soi à bien des égards du devenir PAYS-ETAT-NATION pour s’y développer proprement et durablement sans jamais se renier …pour ne pas finir sans avenir ... Le vrai défi est là !
Á cet égard de part cette genèse, nous existons et devenons émancipés, femmes et hommes, comme souverains maîtres de ce pays rebaptisé Ayti …, pour avoir pris conscience de nos caractéristiques intrinsèques de personnes humaines au même titre que tous les autres semblables en tout lieu et quelques soient les nuances.
Campés de ce fait en tant que aytiens-aytiennes, nous sommes appelés à vivre libres suivant les valeurs et la constitution propres à cette dimension humaine et reconnues telles tout en étant assumées et fièrement portées sur le territoire plongé dans son environnement à la fois local, régional, continental et mondial. Cela en travaillant à rendre ce tout espace, territoire de plus en plus prospère et vivable, grâce à des actions responsables et participatives pour en tirer, suivant nous-mêmes, les ressources nécessaires au bien-être de tous sans laisser personne de côté, et en veillant ce faisant à ne pas hypothéquer en aucune façon l’avenir et le patrimoine… ancestral, de génération en génération, pour ne pas démériter de la Patrie.
Valeurs et Constitution propres de l’État d’Ayti/Haïti doivent donc ainsi toujours être mises de l’avant, en toute circonstance, dans l’accomplissement de la mission de gouvernance du pays, et cela à tous les niveaux, pour que les actions qui découlent de celle-ci répondent et soient bien légitime, à même d’entrainer le bon développement compatible aux dites Valeurs et Constitution de l’État, pour être durable et convenable en tout cycle du développement. Autrement l’état de l’État dans l’ensemble se dégradera toujours, quand bien-même exceptionnellement, des approches différentes, autres, auraient donné isolement des résultats probants …, sans doute pour avoir tant soit peu pris en compte les caractéristiques intrinsèques propres du pays, lesquelles demeurent toujours à être admises, assumées et projetées pareillement par tout le monde; l’identitaire, à tous les niveaux de la société, afin de bien assurer le vivre ensemble solidaire et le développement au bénéfice de tou.te.s sans laisser personne de coté …., ni à la traine.
Quelles sont donc ces valeurs, constitution et caractéristiques propres de l'État aytien/haïtien à assumer, à prendre comme repère de gouvernance pour Être (dans son essence), progresser et développer de mieux en mieux en tant que Pays, État, Nation conforme à sa genèse et/ou la marque de fabrique…?
- Elles sont certes en nous chaque Aytien.ne/Haïtien.ne, partout sur le territoire et intégralement dans le territoire, qu’on le veuille ou non: ainsi va la vie comme il se doit; ici comme ailleurs sur les autres territoires de la planète terre il devrait en être ainsi.
- En tout cas, ces repères formatés ou traduits en tant que Constitution, à part, dans une certaine mesure, la première qui a été définie et rédigée en 1805, après la création du pays comme État indépendant, sous le nom de Ayti/Haïti, ils ont tous au-delà de la forme de l’art, en tant que Constitution, subit fortement (souvent démesurément) l’orientation, l’influence d'œuvres du même ordre issues de l’internationale (et surtout de l’ancien pays colonisateur-la France).
Au demeurant, dans l’état actuel des choses, après le départ des Duvalier en février 1986, le seul acte fondamental légitime de gouvernance globale de l’État d’Ayti/Haïti c’est la Constitution du 29 mars 1987 dans sa version originelle formulée dans les deux langues officielles de la République; cependant, bien que jamais appliquée intégralement; pire encore, des interventions d’amendement ont été opérées sur l’édition en langue française; toutefois, par des autorités légitimes habilitées à le faire. Mais cette opération a été falsifiée, trafiquée vulgairement par des mains inqualifiables avant promulgation, malgré tout, elle a été pratiquement imposée - sous pression dirait-on d’anciens dirigeants de pays étrangers,(parmi eux la France en tête) - au Président nouvellement élu en 2011… qui a dû, après maintes hésitations, se résoudre à l’officialiser afin de gouverner le pays sous cette base, plutôt que sous la version en langue nationale, non amendée, à défaut de celle en langue française proprement amendée mais introuvable, indisponible pour avoir été subtilisée et trafiquée. Quelle imposture…!
Dans ces conditions, pour le «Forum aytien, et,citoyen patriote», (et sans nulle doute pour d’autres encore), les régimes de gouvernance du pays sont,depuis cette année 2011 jusqu’à présent, d’ordre de facto, qu’on le veuille ou non! C’est qu’ils se réfèrent (ces régimes) à une Constitution, repère cadre de gouvernance abusé et rendu altéré, spolié, falsifié..., et de ce fait malfaisant, facilitant un phénomène d’acculturation, de manque, voire d’absence d’estime de soi et de sentiment d’appartenance; conséquence d’un processus de déstructuration et d’asservissement des institutions de l’Etat à des fins de politique sèchement personnel et partisane. Et nous voici dans cette dérive parvenu à une situation de gangstérisme dans un Etat où la corruption et l’insécurité règnent en maitre à tous les niveaux sur tout le territoire avec un degré de déshumanisation sans pareille;une situation où la vie de toute personnes indistinctement, à tout moment, peut être éteinte indignement et sans gêne aucune; - règlement de compte, crime politique ou parfois simplement pour être au mauvais endroit à un mauvais moment- Voilà un vandalisme qui compromet jusqu’à paralyser à certains endroit le traintrain quotidien : tout le monde est terrorisé et sans recours. Devant ce fait accompli la gouvernance une fois de plus est défaillante, l’État à tous les niveaux est à genoux !
Il importe d’en prendre conscience nous tous pour renverser les choses et prendre un nouveau départ, conforme cette fois aux orientation et aspirations du Père fondateur de la Patrie, à la tête de tous les artisans et artisanes de l’œuvre de création du pays État indépendant baptisé Ayti/Haïti ; boostés qu’ils étaient tous et toutes, après avoir interpellée, suivant les us, coutumes et traditions, les dieux tutélaires et le Dieu en Vérité; Lui-même qui nous veut transcendables, d’une part, en tant que personnes humaines, toutes semblables sur cette planète quel qu’en soit les nuances ou les teints, et, d’autre part en tant que citoyens et citoyennes du pays Ayti/Haïti dans ce continent, pour participer toutes et tous de mieux en mieux au développement du pays de façon inclusive au bénéfice de tout le monde indistinctement; aux côtés des autres pays et, de proche en proche, sur toute la planète terre pareillement.
Celle-ci (la planète) étant prise comme un continuum de vie en perpétuelles évolution et transformation pour de plus en plus, mieux se développer, naturellement sous le contrôle de la personne humaine en tant que «MOUN», porteuse de changements, et respectueuse de l’environnement, sur cette terre, si l’on veut y perpétuer la vie dans cet univers galactique où tout est dans une dynamique d’équilibre cyclique … ; et ainsi de proche en proche, pour chaque composante (région, pays, Etat ou nation) dans son espace géographique continental défini suivant le mouvement cosmique et disposant chacune naturellement, à la source, de tout ce qui est nécessaire sur lequel agir de façon responsable avec les moyens propres, financiers et/ou autres, pour y vivre en plénitude de génération en génération, sans rompre l’équilibre, ni laisser personne de côté, ni à la traine.
Puisse tout ce qui précède parvenir à guider nous tous Aytiens et Aytiennes vers la solution définitive à trouver consensuellement à nos dérives, en particulier les élites et ceux et celles versés dans la politique, pour consciencieusement l’appliquer comme il se doit, toujours au profit du renforcement de l’État…
Suivant la ligne (pour ne pas dire philosophie) du «Forum aytien/haïtien, et, citoyen patriote», il serait sans doute de mise, dans la conjoncture actuelle de carence à tous les niveaux, un Forum de Réajustement, de Reformation, ou de Reconstruction (voire de Refondation) du pays AYTI sur la base de ses origines, valeurs et caractéristiques intrinsèques propres découlant de sa genèse, à bien prendre en compte, comprendre et sauvegarder en toute circonstance, les bonifiant s’il y a lieu, et en dégager une fois pour toutes, comme il se doit, la Constitution de base du pays, cadre propre de gouvernance de l’ÉTAT qu’il faut toujours consolider et développer durablement avec et au profit de tout le monde dans un vivre ensemble complémentaire et solidaire sans laisser personne à la traine.
Ce Forum de constitutionnalistes (il faut le dire), prendrait raisonnablement le temps nécessaire pour dégager cette base essentielle d’origine et s’y rallier, afin d’expliciter nettement en l’ajustant alors, la Constitution aytienne du 29 mars 1987 et la rendre proprement Loi Fondamentale Cadre de Gestion Durable d’Ayti/Haïti, avant toute élection pour instaurer une gouvernance légitime, (vu les dérives dans la mise en œuvre et surtout après le simulacre d’amendement constitutionnel promulgué en 2011). L’œuvre constitutionnelle issue de cette reprise ou ce réajustement sur cette base, serait rendue dans sa forme ou squelette, pérenne, mais «meublable» par cycles de programmes de développement durable significatifs, projetés, en moyenne sur des périodes de trois à quatre décennies avant la programmation de nouveaux cycles. À chaque période, ce sera éventuellement, l’occasion d’agir, de travailler sur la garniture de la charpente ou squelette constitutionnelle pour, s’il y a lieu, l’adapter aux nouvelles donnes, la bonifier, l’enrichir.
Toutefois, ce temps raisonnablement nécessaire pour dégager, à partir du «Forum de Constitutionnalistes», cette Loi Fondamentale conforme à l’Acte de déclaration de l’indépendance, aux caractéristiques intrinsèques propres, ainsi qu’à la marque de fabrique du pays, et qui doit se révéler la Constitution en harmonie avec sa genèse, devrait, suivant une démarche consensuellement admise, rappelant le mieux possible celle ayant abouti à la Constitution du 29 mars 1987(devenue altérée, spoliée sur son parcours et actuellement tout à fait mourante), correspondre à la durée d’un Régime consensuel de transition de la dernière chance (dirait-on), vers un Régime légitime reposant cette fois sur une Constitution (Repère Cadre de Gouvernance stable) ou Loi Fondamentale comme dit ci-dessus, issue du «Forum de Constitutionnalistes», et capitalisant au moins sur l’esprit de l’Acte de la Proclamation de l’indépendance du pays, tout en s’inspirant, dans la mesure du possible compte tenu du décalage temps ou du parcours à date, des données de la toute première œuvre du genre au lendemain de l’indépendance.
Ce gouvernement exceptionnel, consensuel, de transition et de sauvetage national, vers un régime légitime d’élu.e.s devra favoriser: - le réajustement ou l’alignement ci-dessus mentionné et aussi, sur la base souhaitée, - l’autocritique, le mea culpa, ce, de part et d’autre tant individuellement que collectivement, et aussi, - la sanction appropriée de la justice et/ou le pardon en toute justice.
A défaut, au pis-aller, de consensus pour parvenir à cette forme de gouvernance exceptionnelle de transition, celle-ci pourrait être réalisée par un Régime spécial de gouvernance découlant d’un processus hybride : choix de circonstance par élection et par nomination, pour travailler à sauvegarder la République et à rétablir l’État dans ses droits légitimes. Ce processus hybride de circonstance viserait l’organisation d’un Forum de Constitutionnalistes comprenant 33 membres, et, la gestion de la transition de la dernière chance. Vingt-deux (22) des trente-trois (33) Constitutionalistes seraient élus à raison de deux (2) par Département et la Diaspora, alors que onze (11) seraient nommés au prorata de un (1) provenant de ces mêmes sources.
Quant à la gestion de la gouvernance, l’expérience actuelle, totalement atypique devrait dans tous les cas se résoudre à une mutation vers un régime de gouvernance transitionnelle quelque peu formelle impliquant la Cour de Cassation et plus, afin de: - faciliter la mise en place d’un Conseil Electoral d’exception…pour conduire au Forum des constitutionalistes, aux fins sus définies… et, autant que possible et au moment adéquat, à la transmission du pouvoir à un régime légitime, - faciliter l’installation et le travail des constitutionnalistes…,et, la sanction du produit de leurs travaux par le souverain - gérer les affaires courantes en priorisant la question de l’insécurité, celle de la corruption et, celle du renforcement et/ou de la modernisation de l’État par l’adoption de mesures incontournables de réformes fondamentales à prendre.
Le mandat du gouvernement de cette transition de la dernière chance, d’une façon générale correspondrait,suivant ce qui précède, au maximum à la durée d’un cycle normal de programmation des activités découlant de la coopération formelle (normale) de l’État d’Ayti/Haïti avec l’Organisation des Nations Unies (ONU) au plus haut niveau, à travers le Programme Cadre 2023-2027 encours, à adapter éventuellement, et à suivre ou mettre en œuvre conjointement de préférence, par ses Agences sur le terrain (c'est-à-dire jusqu’à décembre 2026 au plus tard), sans exclure le concours d’autres partenaires techniques et financiers (PTF), et en partenariat avec les gestionnaires transitionnels de l’État. La programmation adressera exceptionnellement : - le travail du forum des constitutionnalistes (le réajustement de la Constitution du 29 mars 1987 en Loi Fondamentale répondant aux critères ci-dessus décrits, - le problème de l’insécurité dans tous ses aspects…, - les mesures de réformes institutionnelles pour arriver à la mobilisation comme il se doit des ressources de toutes sortes nécessaires au développement durable constant du pays…, - la réalisation des élections restaurant la gouvernance légitime de l’État .- la mise en œuvre de l’Agenda de développement durable 2016-2030 visant les objectifs y relatifs (ODD) à atteindre, sans négliger la/les question/s incontournable.s de la sécurité; ledit agenda engageant Haïti/Ayti comme tous les autres pays membres de l’ONU indistinctement.
Globalement pour faire ce parcours, il semblerait de mise en la circonstance, l’accompagnement d’un observatoire facilitateur (dirait-on), composé, pour des raisons évidentes d’ordres géopolitique et culturel voire même cultuel, de Membres : - représentants le Conseil de sécurité de l’ONU, - représentants l’Union Africaine, au plus haut niveau - représentants l’Organisation des Etats Américains, au plus haut niveau, - représentants d’une instance œcuménique, au plus haut niveau, - représentants d’instances indépendantes d’État, au plus haut niveau, - et représentants d’instances issues de la Société civile incluant le monde des affaires, au plus haut niveau…
Et ce faisant, il y a lieu de reconnaitre le souci de donner à ce format de la transition recherché ici, une touche ou une base mieux acceptable que le présent, totalement atypique notamment depuis 7 février 2022 avec la caducité de toutes les provisions du Régime de la présidence de Jovenel Moïse. La gouvernance est devenue alors de ce fait, pour ainsi dire, informelle et conduite en main mise nettement en dehors de toute référence constitutionnelle. C’est que la Constitution du 29 mars 1987 s’est retrouvée du coup en veilleuse, voire écartée, sans le dire, par une transition conduisant la gouvernance sans vraiment une base claire de gestion de l’État; les accords occasionnels de référence mis de l’avant pour le faire souffrant toujours d’un manque avéré de consensus …. N’est-ce pas inadmissible et intolérable ; Où en est le salut du peuple … ?
En ce sens un format autre de gouvernance de transition s’impose. Il y a urgence …, et il est à ce prix, la voie vers l’évacuation de façon définitive et permanente de la crise coriace et récurrente, que connait trop souvent le pays, afin de parvenir à la gouvernance légitime apaisée et stable, pour favoriser une fois pour toute, l’engagement de l’État en toute conjoncture, dans un processus de développement en continu du pays ciblant des objectifs concordants durables ODD; sans jamais négliger, loin de là, la dimension à la fois culturelle et cultuelle de la démarche dans ses caractéristiques intrinsèques incontournables qui l’impactent toujours dans toute sa nature …!
Pour mériter de la Patrie et servir à bon escient, ça vaut la peine. Par Amour Encourager!
CHANGER LA VIE, CHANGER L’ÉTAT, RESTAURERAYTI/HAÏTI
Robès Pierre
pr. forum aytien/haïtien, et, citoyen patriote sous l’inspiration des ancêtres entrainés par Jean-Jacques Dessalines
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