« L’année scolaire qui a commencé avec beaucoup d'incertitudes, de tumultes, d’angoisse est calme pour le moment. Nous apprécions ce calme, mais nous ne savons pas ce qu’il nous réserve ; si c’est le calme avant la tempête », se doute Marguerite B. Clérié, présidente de l’Association professionnelle des écoles privées. Elle se réjouit du fait que beaucoup d’écoles ont pu rouvrir leurs portes après le mouvement ‘’Bwa Kale’’ notamment à Thomassin. Avant ce mouvement, s’est-elle souvenue, beaucoup d’écoles s'etaient vu dans l’obligation de fermer leurs portes parce que les parents ne pouvaient plus envoyer leurs enfants à l’école, les professeurs ne pouvant pas s’y rendre non plus.
« Deux écoles faisant partie de notre association ont déjà fermé leurs portes au cours de l’année, elles ne pouvaient plus tenir, il n’y avait pas assez d’effectif pour faire les frais », a expliqué madame Clérié. Une petite enquête qu’elle dit avoir menée a révélé que des écoles n’ont pas de nouvelles inscriptions pour la prochaine année scolaire. « Beaucoup d’écoles n’ont même pas reçu deux inscriptions pour l’année prochaine. La situation des écoles est catastrophique.» La présidente de l’Association professionnelle des écoles privées mise sur les mesures que les autorités prendront cet été pour faciliter une meilleure rentrée des classes. « J’espère que les autorités prendront toutes les mesures pour faciliter une rentrée des classes sereine, apaisée ». « Il se pourrait que l’année 2023-2024 soit une année électorale, c’est depuis ce jour que tous les ministères concernés doivent jouer leur rôle pour anticiper l’année prochaine, faire des préparatifs, rétablir la sécurité, ramasser les ordures et réparer les routes. Que le ministère de l’Éducation nationale ne reporte pas la rentrée des classes au mois de novembre ou décembre. Nous ne pouvons plus perdre une autre année scolaire », s’est-elle plaint.





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