«Dans ce chaos dans lequel nous vivons, si je disais que les fédérations allaient bien, je mentirais. On ne peut pas se porter bien parce qu’on fait partie d’un tout, lorsque la macro va aussi mal qu’il va aujourd’hui il est impossible que ses composantes aillent bien. Donc, ce que nous vivons aujourd’hui, nous le vivons depuis environ quatre ans, depuis le début des incidents d’insécurité qui nous frappent depuis 2019 et qui ont pratiquement paralysé les activités du volley-ball. J’aurais pu dire autant pour les autres disciplines », a-t-elle confié.

Après deux ans de rudes épreuves, la Fédération haïtienne de volley-ball s’est décidé à mettre en place des stratégies pour maintenir cette discipline sportive en vie. « Nous avons trouvé des formules pour remettre les jeunes filles et les jeunes garçons en jambes. Ce que nous avons fait est simple, nous avons pratiquement passé un trait sur Port-au-Prince parce qu’il est impossible de demander à des parents d’envoyer leur enfant à l'entraînement, impossible de maintenir les compétitions de Volleyball avec tout le rythme que cela comportait en déplacement. Nous avons déplacé le centre mère de volleyball pour le placer dans le Nord, à Pignon, Ouanaminthe, au Cap-Haïtien, entre autres », a expliqué la présidente de la Fédération haïtienne de volley-ball. Cette stratégie a porté ses fruits. « Sur les deux dernières années, de 2021 à date, nous avons organisé de grandes compétitions de volleyball qui nous ont donné la possibilité de garder nos équipes et surtout celles du Plateau central, du bas Artibonite, celle de Port-au-Prince du Nord et du Nord-Est. Ces activités nous ont permis d’organiser des séances de détection de talents, monter nos équipes nationales et participer à des compétitions régionales. », s’est-elle réjouie.