À Port-au-Prince, les séquelles de la guerre des gangs contre la population sont visibles. Des os décharnés et desséchés de cadavres jonchent les rues. Le centre-ville vacille tantôt sous le sifflement des balles, tantôt s'endort dans un silence de cimetière. Les riverains abandonnent des quartiers entiers. Dans certains secteurs, les ruines de bâtiments rasés par des flammes, après plusieurs incendies déclenchés par les bandits, donnent à la capitale l’allure d’une ville dévastée par des hordes de pillards. Un mois après le déclenchement des attaques coordonnées des groupes de criminels, Port-au-Prince est devenu un enfer à ciel ouvert.
Pour les éloigner de la fureur des groupes criminels et de la crise humanitaire qui en résulte, la majorité des pays amis et voisins d’Haïti évacuent leurs ressortissants, mettant tout en œuvre pour que leurs citoyens quittent Haïti alors que le principal aéroport du pays, pris pour cible par les bandits, est dysfonctionnel depuis le 3 mars dernier.






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