EmploiAnnonces
Le Nouvelliste
S'identifier
  • À la une
  • À la minute
  • Culture
  • Economie
  • Editorial
  • International
  • Les remous de l'actualité
  • National
  • Opinions
  • Sport
  • Ticket Mag
Le Nouvelliste

© Le Nouvelliste 2026

Les sections du site

CultureEconomieÉditorialNational
OpinionsSociétéSportTicket

Les services

L'applicationContactez nousDeuilsPetites annonces
Annonces immobilièresToutes nos archivesRSS

Groupe Le Nouvelliste

Magik9Printemps de l'artTélé 20
Livres en folieArtisanat en fête
FacebookInstagramTwitterYoutube
Conditions générales d'utilisationPolitique de confidentialitéConditions générales d'abonnementSuppression de compte
FR|EN
Opinions

Le chaos d’Haïti, syndrome des inégalités sociales

LN
Le Nouvelliste

April 10, 2024 · Lecture : 15 min

🇫🇷Lire en français
Suivre sur Google Actualités

Les grands médias font des gros titres spectaculaires sur la crise en Haïti, mais ne fournissent pratiquement aucun contexte ni historique. Voici une analyse de l'enfer haïtien, au-delà des titres spectaculaires des journaux étrangers.

La plaie très visible

Impossible de trouver des mots pour expliquer cette descente aux enfers de la République d’Haïti. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, vient de qualifier la situation de Port-au-Prince de cataclysmique. Les chiffres donnent le froid dans le dos. Selon l’ONU, rien qu'au cours des trois premiers mois de 2024, jusqu'au 22 mars, 1.554 personnes ont été tuées et 826 blessées. En 2023, on pouvait dénombrer à peu près 13 morts par jour et 300,000 déplacés. On parle ici de familles, des enfants sur les bras, des sacs de vêtements mal emballés sur le dos, un vieux matelas pliable sous le bras, un peu de nourritures et de documents importants entassés dans un petit sac, qui fuient leurs maisons et quartiers pour s’installer n’importe où, pourvu que leurs vies ne soient pas en danger. Ces personnes s’attroupent et se campent sur des places publiques, dans des bâtiments publics dont des écoles et certains ministères, dans des coins de rue de la capitale, etc. sans la moindre installation sanitaire. Ni la pluie, ni le soleil ne leur conviennent. Mais tant mieux si les gangs ne les poursuivent pas. Depuis le début de l’année, les statistiques s’affolent car impossible de compter de nouvelles familles en fuite, et les déplacés de 2023 qui doivent encore et encore fuir. Inutile de donner des chiffres car avant que vous ne lisiez ces lignes, ça pourrait au moins doubler. 

300 × 250

Depuis le 29 février 2024, les habitants de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince sont pris au piège des gangs. Le centre-ville, point de concentration des grandes institutions du pays et symbole de la nation, est en feu. Hôpitaux, établissements scolaires et universitaires, pharmacies, bibliothèques, commissariats de police, locaux de ministères, magasins et petits bazars, ateliers des artistes et artisans, sont pillés et pour la plupart réduits en cendre. Le grand collège des gangs de la capitale "s'unit" pour régner à travers une coalition qu’ils appellent « vivre ensemble » alors que les politiciens et membres de ce qu'il reste du gouvernement démissionnaire, se galèrent, s'évitent, jouent à cache-cache, s'effritent et se "déplacent" eux aussi sous les menaces des gangs qui cherchent à les assassiner. On dirait un film d’horreur. Mais non, c’est pure réalité.

La plaine du Cul-de-Sac, vaste et principal réservoir d'eau pour l’ensemble de la région métropolitaine est un lieu de guerre. Six policiers qui tentaient d’offrir une résistance aux gangs y sont tués cruellement dès le début du chaos qui n’a pas de nom. L’eau qui se distribuait principalement par camion-citerne en provenance de ce grand aquifère ne peut plus desservir les 3 millions de personnes coincées dans une capitale dont tous les accès sont fermés (terre, mer, air) depuis plus d’un mois. Les rares hôpitaux qui ne sont pas saccagés ne disposent pas le moindre matériel ni intrants pour soigner les blessés, malades ou femmes proches de l’accouchement. 

La ville de Port-au-Prince fondée en 1749 est le lieu de concentration de la pensée haïtienne, de la culture, l’art et le centre économique du pays à travers ses universités, ses bibliothèques, ses centres d’arts, son principal port maritime, ses magasins, ses écoles et d’autres lieux de connaissances distribués çà et là mais peu éloignés les uns des autres. C’est également le cœur de l’administration publique haïtienne. Ministères,  tribunaux, le palais présidentiel, etc. se plantent dans la ville. En seulement quatre semaines, il ne reste que des murs tamisés de projectiles, des cendres et de tas de décombres à l’instar des ravages d’un séisme meurtrier. Les dossiers d’étudiants, d’anciens étudiants et de professeurs sont éparpillés dans la nature. Des livres, des ordinateurs et du matériel de laboratoire, des médicaments, mais aussi des corps sans vie … trainent dans les rues.

Face à un tel désespoir, des privilégiés pour la plupart des ressortissants étrangers, chanceux d’avoir des dirigeants qui se soucient d’eux, s'évadent dans les airs grâce aux hélicos chèrement affrétés, loin de l'angoisse engendrée tant par des hommes et des femmes politiques haïtiens que par la communauté internationale présente en Haïti.

Selon l’Office de la Protection du Citoyen en Haïti, plus de 4750 prisonniers seraient en liberté suite à l’intervention violente des gangs dans les deux plus grands centres carcéraux du pays. Des bandits et des criminels très dangereux circulent librement et renforcent les gangs dans leurs entreprises. Dans cette liste il y a : Clifford Brandt riche homme d’affaires haïtien arrêté en 2012 pour enlèvement et séquestration de fils d’un autre homme d’affaires haïtien, Dimitri Hérard et Laguel Civil du haut commandement de la police soupçonnés d’être impliqués dans l'assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, et pour ne citer que ceux-là, des chefs de gangs comme Bout Janjan, Ézéchiel, Jouma. Beaucoup d’autres prisonniers, pour éviter la mort, ont suivi le couloir de "sécurité" créé par les gangs. Mais seulement, ce couloir mène à un endroit bien précis : Village de Dieu, bidonville et quartier général du très puissant chef de gangs Izo (du vrai nom Johnson André) qui fait l’objet d’un avis de recherche par la police haïtienne et qui figure dans la liste des personnes sous sanction des Etats-Unis et du Conseil de Sécurité de l’ONU !

Les racines du chaos – La partie invisible

Le chaos haïtien est d’abord et avant tout engendré par une coalition de trois acteurs. Des leaders politiques haïtiens [acteur 1] amplement et visiblement soutenus par des diplomates étrangers et grosses organisations internationales, dominés par les américains [acteur 2], ont préparé ce grand concert pendant plus d’un siècle. Le 3e acteur, non moins négligeable, est l’élite financière et industrielle appartenant au petit clan familial de la bourgeoisie. Les premier et 3e acteurs ont depuis toujours utilisé les pauvres croupissant dans la misère, établis dans les bidonvilles de Port-au-Prince, pour servir leurs intérêts. Les gangs armés, devenus aujourd’hui un 4e acteur, occupent tout le territoire de la capitale. Dans le passé, ils ont eu pour chef un ministre, un Président, un sénateur, un riche homme d'affaires et tant d’autres qui cherchaient à garder le pouvoir ou contrôler des secteurs économiques très juteux ou empêcher la concurrence au moyen de comportements prédateurs. Le pouvoir judiciaire a été également transformé en un véritable chiffon manipulé et instrumentalisé par et pour ce binôme [acteurs 1 et 3]. Le monopole, dans le pouvoir comme dans le marché, est la condition sine qua non de ce système installé depuis le règne de l’esclavage et maintenu par ces acteurs. Un petit trio a cuisiné le mal d'Haïti et en voici le plat servi à toute la nation qui en paie l'addition.

Ce qu’on suit dans les médias n’est pas aussi important que l’effort et le courage nécessaires pour comprendre non seulement les facteurs mais aussi pour citer les noms des grands responsables du chamboulement d’Haïti. Il est irresponsable de ne pas dire à qui ressemble la bête d’Haïti. Un retour sur les 20 dernières années nous jette dans un pays en plein chaos, exactement le 29 février 2004. Haïti dirigé pour un 2e mandat par l’ancien prêtre catholique, Jean Bertrand Aristide, a été au bord de l’effondrement. Elu sans une réelle opposition, celle-ci ayant boycotté le scrutin électoral, son parti raflait 26 des 27 postes sénatoriaux. Animé d’un nationalisme exubérant, dans une tribune des nations unies, « Aristide offrait un discours virulent, accueilli par l'ovation des délégués latino-américains, asiatiques et africains, en réclamant à la France le remboursement à Haïti de plus de 21 milliards de dollars, soit l'équivalent en argent d'aujourd'hui des 150 millions de francs-or, plus les intérêts, que la jeune République d'Haïti avait été contrainte de payer à l'ancien colonisateur français, après avoir gagné son indépendance lors de la Révolution haïtienne de 1804 ». "A la racine des malheurs d’Haïti : des réparations aux esclavagistes", tel était le grand titre d’un dossier sur ce scandale inédit publié par The New York Times en mai 2022. Beaucoup de sources concordent que la France n’a pas avalé la hardiesse de Aristide et s’est rangée aux côtés des Américains pour le renverser. Face à une opposition politique soutenue militairement et financièrement par les américains et l’élite financière et industrielle installée en Haïti, Aristide allait imposer au pays un régime autoritaire à travers lequel il armait les jeunes des bidonvilles (Small Arms Survey & JSTOR, 2005) et les ordonnait publiquement de s’attaquer aux biens et aux vies de ses opposants, y compris les étudiants qui manifestaient contre son régime. Le 29 février 2004, Aristide est contraint de quitter le pays à bord d'un avion américain escorté par le personnel de sécurité de l'armée américaine. Un gouvernement intérimaire dirigé par un Premier ministre ramené des États-Unis et des forces militaires américaines puis françaises et internationales prennent le contrôle du pays dans le cadre de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti qui s’est établie pendant 13 ans au pays. Cette mission, 10 mois après le tremblement de terre de 2010 qui a fait pas moins de 300,000 morts, a introduit le cholera en Haïti qui officiellement a fait plus de 10,000 morts (Piarroux R., 2010. Cholera, Haïti 2018-2018, histoire d’un désastre. Editions CNRS). Cette même mission, la même année du séisme, a organisé les élections en Haïti, « a falsifié les résultats des élections présidentielles et a fait pression sur les conseillers électoraux haïtiens pour publier les résultats donnant au pays un président que personne n’attendait », a écrit Ricardo Steisenfus (2015) alors ambassadeur de l’Organisation des États Américains (OEA) et observateur des élections en Haïti. Le nouveau président, Joseph Michel Martelly, allait conduire Haïti au sommet de la corruption et du banditisme. Publiquement, il se vantait lui-même « bandit légal ». Si Aristide, avant 2004, avait le monopole des gangs qu’il a lui-même créés, nourris puis éliminés lorsqu’il n’en avait plus besoin, sous Martelly la voie est libre à tout son clan vers les quartiers pauvres de Port-au-Prince à la recherche de proies faciles pour l’industrie criminelle. Les gosses qui n’ont pas eu la chance de fréquenter des écoles et qui ont grandi dans les rues ne posent pas de question sur leurs missions. Au contraire, avec leurs armes, ils fréquentent des personnes de haut rang, ils ont du pouvoir et de l’argent facile, et ils se sentent respectés. Un métier se dessine dans une industrie en plein essor. Au lieu de réformer le système éducatif haïtien comprenant aussi la formation professionnelle qui réponde aux priorités de développement économique et social d’un pays dévasté par les inégalités sociales, Martelly et ses gouvernements dont celui dirigé par Laurent Salvador Lamothe ont entretenu un terreau très fertile à la corruption et en ont profité pour détourner près de la moitié des 4.2 milliards de dollars américains issus d’un accord de coopération énergétique [Petrocaribe], lancé en juin 2005, par le Venezuela.

Les manœuvres de Martelly et les luttes individuelles de pouvoir pratiquées par la classe politique haïtienne ont favorisé l’avènement de Jovenel Moise à la présidence d’Haïti. Quatre ans plus tard, ce dernier qui n’a jamais organisé d’élections ni au niveau communal, législatif, ni pour son propre remplacement, a trainé le pays vers la décrépitude totale en faisant des alliances malsaines avec les gangs en vue de garder le pouvoir. En juillet 2021, il allait être assassiné dans sa résidence par un commando composé de Colombiens, d’Américains d’origine haïtienne et de complices du haut commandement de la police nationale d’Haïti. De juillet 2021 jusqu’à mars 2024, presque trois ans déjà que Haïti est dirigé par un Premier Ministre ad intérim engagé à conduire la transition qui devait déboucher sur l’organisation de nouvelles élections. Très assuré par le soutien aveugle d’une communauté internationale, il a dirigé à coups de promesses jamais tenues, en ayant recours à des manœuvres de partage de pouvoir à ses opposants et à d’influents chefs de gangs, sous le mépris total des haïtiens. Plus forts que jamais, les gangs ont eu le temps et les moyens nécessaires, grâce en partie aux armes et munitions en provenance des USA à l’intérieur de containers appartenus aux hommes et femmes d’affaires, aux influents politiciens, et même à certaines institutions religieuses et d’ONG, pour occuper les différents points stratégiques de la capitale et des villes de province. Ils sont ainsi arrivés à s’enrichir, à construire leur autonomie financière et matérielle notamment par le kidnapping, le narcotrafic, les vols en série et le racket de citoyens dans leurs quartiers et sur toutes les routes de sortie de la capitale, et à s’ériger en une réelle force qui dépasse de très loin la police nationale d’Haïti. Aujourd’hui ils deviennent incontrôlables même par ceux-là qui les ont créés et ne veulent plus perdre cette influence. D’où l’exhibition dont on ne connait pas la fin, démarrée le 29 février dernier.

La bêtise savante 

Lesly Péant a bien vu : On se retrouve depuis plusieurs années en Haïti avec ce que le philosophe Julien Saiman nomme « la bêtise savante », c’est-à-dire un état béat, dans lequel l’étonnement n’existe pas devant la misère, la mendicité, la saleté, le brigandage, l’arbitraire, bref le non-sens. L’incapacité d’abnégation et d’humilité enlève la sagesse à une classe politique et à des élites qui se retranchent dans une irresponsabilité sans limites pour distribuer sur leur route l’indifférence, le manque de compassion quand ce n’est pas tout simplement la cruauté. La bêtise ne s’est jamais remise pas en question.

Les Haïtiens n’avaient aucune confiance ni dans le leadership ni dans la volonté du Premier Ministre Henri, ni des présidents et autres dirigeants des dernières décennies. Acculé par son bilan d’échec et très décrié par la population, le Premier ministre devait longtemps s’en aller et les manœuvres internationales pour son maintien au pouvoir étaient tout simplement irresponsables et méprisantes vis-à-vis du peuple haïtien. Même des dirigeants régionaux de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) avaient clairement pointé Ariel Henry comme faisant partie du problème.

Au milieu de moult solutions, futiles pour certaines, il y a lieu de poser un regard sur deux d’entre elles. La première est celle de la mise sur pieds d’un Conseil présidentiel de transition devant établir et garantir le bon fonctionnement des institutions. Elle est proposée par une diversité d’acteurs politiques, des acteurs qui ont beaucoup de mal à s’entendre. Les partis dirigés par les mêmes politiciens qui ont été à la tête du pays pendant ces 20 années de bilan chaotique, font partie de ce conseil. Beaucoup de questions se posent sur l’efficacité d’un conseil présidentiel de 7 sept membres, sur la légitimité de ces derniers et sur la bonne volonté des acteurs de sortir le pays de ce bourbier. L’histoire d’Haïti ne montre aucun indice où une telle solution a marché.

La seconde solution, complémentaire à la première, est la mise en application de la résolution 2699 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur l’envoi d’une force multinationale de sécurité dans le pays. Il est difficile dans le contexte actuel pour Haïti de se relever seul. Les gangs se sont assez bien installés et contrôlent presque l’ensemble du pays. Nairobi s’est offert en juillet 2023 pour diriger cette mission qui n’est pas une mission de l’ONU, mais soutenue par celle-ci. La liste de policiers, majoritairement non francophones, mobilisés ou offerts n’atteint pas 3000. A peine 10 Millions USD seraient disponibles sur les 600 Millions (moins de 2%) exigés par le Kenya, alors que les USA, voisin omniprésent dans toutes les affaires haïtiennes, se refusent sèchement à envisager toute implication de ses troupes dans le problème haïtien. Peu d’Haïtiens croient en les capacités réelles de cette Mission spéciale dont les contours sont peu éclaircis pour la nation. Toutefois, quelle que soit la nature de cette force, sa pertinence se mesurera dans sa contribution réelle à sécuriser la population, les espaces et infrastructures publics restant, et à traquer les gangs aux côtés d’une Police nationale renforcée en effectif, en formation et au niveau matériel et logistique, tout en se gardant de toute tentative de jeu d’influences dans le trucage des élections comme dans le passé.

Perspectives

Haïti peut renaitre de ses cendres et doit sortir défectivement du chaos. Les Haïtiens ordinaires pensent que la solution à cette crise, complexe en sa nature, doit passer par des actions concrètes combattant les inégalités et les injustices sociales. Ces actions doivent comprendre la mise en place des politiques et des programmes visant à garantir l'égalité des chances pour tous les individus, indépendamment de leur origine sociale ou économique, l’accès équitable à l’éducation, la formation professionnelle, l’eau potable et l’assainissement, une couverture santé universelle, et une prise de conscience collective de l’élite afin de créer les conditions qui favorisent un avenir plus juste et plus sécurisé pour tous les Haïtiens. Il sera fondamental de procéder au remembrement des institutions, et à des réformes garantissant l’accès aux opportunités économiques à tous les Haïtiens, l’accès à une justice équitable et transparente et, la bonne gouvernance. Ces actions incluent également une réforme profonde du système fiscal qui impose davantage les plus riches et les grandes entreprises, et qui utilise ces recettes pour financer des programmes sociaux et des services publics essentiels. De l’autre côté, et non des moindres, le pays doit bénéficier de la solidarité de ses vrais « amis » étrangers ; une solidarité, si elle existe, qui doit être sincère et se démarquer de celle que le pays a connue au cours du dernier siècle. Nous relayons cette réflexion de Jacky Lumarque, recteur de l’Université Quisqueya en Haïti « Haïti est une société très complexe. Ceux qui cherchent des solutions pour nous ont besoin d’humilité, de nuances et de profondeur historique s’ils veulent trouver des réponses appropriées. »

Julien DEROY, mars 2024

julienderoy@yahoo.fr

Suivez-nous sur WhatsApp
Crise

Lire aussi

Opinions5 novembre 2026

C’est maintenant ou jamais : Haïti ne peut plus se permettre de rater ce moment historique

Opinions5 novembre 2026

Haïti : jusqu'à quand normaliserons-nous l'inacceptable ?

Opinions5 novembre 2026

Raciste, moi ? Autopsie d’un déni

Opinions5 novembre 2026

Cinq milliards de dollars sous surveillance : le regard menaçant du GAFI sur l'économie haïtienne

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.

Les commentaires sont modérés avant publication. Votre e-mail n'est pas publié.