Le BMI et les 3 conseillers en dehors de ce dernier sont dans une situation « perdant-perdant ». Et, pourquoi ? La brèche créée par la nomination d’un PM « rapidement », comme il est dit dans le décret, laissera toujours sa marque.
Il est dit que le CPT a trouvé un « modus operandi » pour réparer cette déchirure et faire marcher l’appareil. Malheureusement, la plupart des hommes et femmes politiques, n’en déplaise, manquent de probité et sont susceptibles de vendre leurs âmes aux plus offrants. Nous savons qu’ils sont très friands de dollars verts et cette pratique « de se laisser acheter », est bien ancrée dans cette arène et constitue une gangrène incurable. Ainsi, cette blessure provoquée par la nomination du PM ne guérira pas car elle sera réouverte par bien d’autres incidents ou accidents et…. Haïti, notre pauvre pays, est la seule victime, le plus « grand vrai perdant ».
En effet, c’est une illusion de croire qu’une majorité de 5, nécessaire pour faire passer une idée, un choix, pour sceller une décision, va éradiquer le mal. C’est jouer à l’autruche ou jouer au malin. Que ce soit l’un ou l’autre, le BMI et les autres sont destinés à ne jamais voir le bout du tunnel et le calvaire du peuple s’allongera.
De ce fait, nous faisons appel à la société civile pour qu’elle joue finalement le rôle de médiateur. Ce n’est pas la meilleure solution certes car cette « société civile » n’a pas la confiance de la majorité des haïtiens, mais il faut cesser de recourir aux étrangers. Nos linges sales doivent se laver « en famille ». Conséquemment, nous suggérons au CPT d’identifier au sein de cette société civile des individus pouvant faire partie d’une commission de médiation. Ces personnes ne doivent pas être rémunérées ou jouir d’aucun privilège. C’est un bon moyen de rendre service au pays, de poser un acte citoyen. Libres au CPT d’inclure d’autres critères.
Haïti ne peut plus continuer avec les transitions qui perdurent à cause des dilatoires, des pots- de -vin, des luttes d’influence, de la politicaillerie à outrance, de la corruption…etc…Il est temps de grandir, entendons par là, de faire preuve de grandeur d’âme, de dépassement de soi, de sagesse et de prudence. « Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe ».
Il est vrai qu’on ne donne pas ce qu’on n’a pas, mais l’homme est perfectible et il n’est jamais trop tard pour apprendre. Le CPT peut choisir de prolonger l’agonie du peuple en continuant sur le chemin tracé par la classe politique traditionnelle ; cependant elle peut s’arrêter et regarder en arrière pour constater les dégâts qui jalonnent ce chemin et décider d’adopter la voie du changement. Oui le CPT, qui va coûter à l’Etat, est obligé de « changer les donnes ». Il est déjà là et il lui faut « livrer la bonne marchandise ». Le CPT doit divorcer avec les mauvaises pratiques. En Haïti, il est difficile de garder des secrets et on connait l’histoire de chaque membre. Alors, à eux tous, nous rappelons qu’Haïti souffre et ses souffrances le défigurent et le rendent « laid » aux yeux de ses voisins, ou de ceux qui interagissent avec lui.
Nous, ses enfants et surtout ceux qui sont aux commandes, redorons son blason en choisissant pour cette fois de faire ce qui est bien. Mettons tous la main à la reconstruction du pays. Ne comptons que sur ce que nous pouvons faire pour sortir Haïti du trou où les vilains politiques l’ont « jeté ». Le CPT n’arrivera jamais car trop dysfonctionnel. Servons-lui de béquilles !
Recherchons le bien du pays, notre bonheur dépend du sien ! Donc, changeons les temps et les circonstances en nous débarrassant de l’ancien système.
Dr. Winie E. Robin
camelotlancelot@Yahoo.com
Conférence Nationale : Sauver Haïti (Facebook)
3 mai 2024
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