Si l’on se réfère aux données disponibles depuis le lancement du PDEF, il n’y a pas eu trop d'avancées réalisées dans l’enseignement supérieur en Haïti. Ce secteur traverse une période de transition marquée par de nombreux défis, tant sur le plan de la gouvernance que sur celui de la qualité. La violence et l'insécurité ont causé d’importants traumatismes et provoqué des dégâts matériels affectant gravement le secteur éducatif. Les élèves, les étudiants, les enseignants et le personnel administratif n’ont pas été épargnés.

Jean Judson Joseph, responsable de la Direction de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (DERS) au MENFP, a décrit un tableau sombre de la situation actuelle de l’enseignement supérieur. Selon M. Joseph, plusieurs universités fonctionnent dans le pays sans une reconnaissance légale. Seulement 157 universités privées sont reconnues par l’État, a-t-il déploré, ajoutant que certaines d’entre elles font face à d'énormes difficultés. En ce sens, il souligne que l’une des priorités du PDEF est de recenser toutes les universités qui fonctionnent dans le pays afin d’avoir une photographie de la réalité. Une plateforme est en cours de préparation en ce sens au niveau du MENFP, en collaboration avec le MPCE.