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Construisons la paix !

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Fabiola Carmel WELLINGTON

October 3, 2025 · Lecture : 4 min

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Des passants courant après avoir entendu des coups de feu
Des passants courant après avoir entendu des coups de feu
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Il est 8 heure du matin, les enfants devraient être à l’école, mais non, il courent dans tous les sens dans la cour, à l’intérieur de la maison. Ils apprennent par cœur les moindres recoins de la nième maison qu’ils habitent depuis qu’ils « courent ». Cela dit en passant, pour eux le verbe courir a un tout autre sens, pas celui qui d’habitude les fait courir partout dans les cours de récréation où au dehors. Mais plutôt courir pour ne pas se faire attraper par les bandits qui, depuis des temps, sèment le chaos au sein de la population haïtienne. Oui, au lieu d’être à l’école ils courent par-ci, par-là. Pire, à chaque détonation, ils se blottissent contre leurs parents, « touche mon cœur maman, il bat, il bat fort ». 

Construire la paix,  c’est un processus qu’il faut vraiment enclencher en Haïti. Notre chère Haïti ! Le monde va mal, Notre Haïti va encore plus mal. Ses enfants ont besoin de paix, d’amour. Pour bien grandir dans un environnement sain, où ils se sentent en sécurité. Une sécurité utile à leur plein épanouissement. Ils veulent aller à l’école, mais ils en sont privés. Dans cette hécatombe, dans cette course malsaine, les enfants ne sont pas les seuls victimes. Tout le monde a eu son lot. Les esprits sont épuisés, tortillés, en cherchant des solutions qui tardent à venir. Tout le monde courent, les enfants, les femmes et les vieux. On court de quartier en quartier. De ville en ville. Jusqu’à courir partout à travers le monde. 

Construisons la paix, mais pas que ! Pas aussi simple que cela. Une paix durable. Pour que les générations futures n’aient plus à connaître cette infamie. Haïti va mal ! Jusque dans ses entrailles. Elles pleure. Elle rougit. Elle soupire. Elle tremble. Face à la douleur de ses filles et fils. Elle s’enrage lorsqu’elle découvre que ceux- là même qui sèment la pagaille sont également ses fils. 

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Le 18 mai, a marqué les 221 ans du bicolore. Un héritage sacré que nous ont légué nos ancêtres. Haiti tortilla de douleur, le drapeau autour de sa taille, en se rappelant ce que cela lui a coûté pour qu’elle soit la première république noire indépendante du monde. Ses enfants, aujourd’hui, courent dans tous les sens. Certains meurent. Certains perdent des biens qu’ils ont mis du temps à construire. 

Construisons la paix ! Mais oui, mais à qui la faute, la faute de cette haine généralisée. Ces gamins, ces jeunes qui devraient se retrouver dans des salles d’écoles, des salles d’universités, qui devraient-être des employés dans les entreprises, détenir leur propre affaires. Gagner leur vie dignement. Ils se retrouvent avec des armes lourdes. De gros calibres. Ils sèment le deuil, le chaos chez leurs propres frères et sœurs. À qui la faute ? Personne ne veut répondre. Quand le saura-t-on ? On ne sait pas encore. À quand la fin des hostilités ? Nul ne veut répondre. Une chose en est certaine, tout le monde en a ras le bol. 

Mais on court. Nous courrons tous. Construisons la paix, pour que demain cette scène ne se reproduise plus. Pour que tous les Haïtiennes et Haïtiens puissent vivre dignement dans l’union tel que la prone notre devise. Pour que demain, il n’y ait plus de discrimination de genre, de rang social. Pour que tout le monde ait droit au bien-être dont chaque citoyen a droit en dépit de sa classe. 

Il est temps que nos frères et sœurs haïtiens cessent de vivre dans la crasse. Il en est grand temps. Et oui ! Tant que l’inégalité des chances existent, la paix ne sera pas pour demain. Mais on l’espère. Tant que la masse est laissée pour-compte, on n’est pas prêt de voir le bout du tunnel. Mais on court. On court pour sauver sa peau et celle de nos proches. On court dans tous les sens. À qui la faute disais-je ! Beaucoup s’en fout royalement. Tant qu’ils vont bien. Tout va bien. Avec la peur dans l’âme, nos enfants racontent une nième fois qu’ils ont dû quitter leur maison en courant. Quitter l’école en courant. Mais ce n’est peut-être pas grave. Haïti, ce pays, où le peuple est tellement résilient. À force de le dire, on le nourrit. Mais à quand la fin de tout cela ? On ne sait pas, Les gouvernants, les gouvernés, se pointent tous du doigt. Oh oui j’avais oublié. L’international ! Les amis d’Haïti, qui font de leurs mieux. Oui ! C’est ce qu’on dit. On court, je disais. Oui. Mais pas qu’en Haïti. Les amis d’Haïti conscients de la situation, nous aident de leur mieux. Nos fils et filles laissent le pays. Comme toujours ! Mais les mères, les pères, quoiqu’ils aiment le pays, sont obligés, pour leurs enfants, de laisser leur terre natale pour un avenir meilleur. 

Construisons la paix ! Pour que les enfants d’Haïti d’ici et ceux de la diaspora n’aient pas à se détruire pour un oui ou pour un non. Construisons la paix, entre nous d’abord, pour que l’international puisse nous accompagner, nous conseiller mais pas nous dicter. 

Haïti doit renaître de ses cendres ! Haïti doit retrouver sa beauté d’antan. Il y fera bon vivre et l’on pourra rehausser notre patrimoine unique au monde. Et tous les habitants de la terre viendront en touriste visiter ce tout petit pays de la mer des Antilles. Construisons la paix. 

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