Le débat autour du départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au 7 février 2026 occupe déjà une grande place dans les discussions politiques. Certains réclament son renvoi pur et simple à cette date, d’autres plaident pour sa continuité jusqu’à la tenue des élections. Pour ma part, je crois qu’un renvoi précipité du CPT sans élections n’est pas une solution durable, mais plutôt une répétition du même cycle d’instabilité.
Renvoyer le CPT le 7 février reviendrait simplement à ouvrir la voie à un autre groupe de transition, avec un mandat limité à deux ans tout au plus, et rien ne garantit que ce nouveau pouvoir parviendrait à résoudre la crise actuelle. Depuis 2021, Haïti vit au rythme des transitions sans fin : chaque sortie de crise accouche d’un nouvel intérimaire, d’un nouveau conseil, d’un nouveau départ, mais jamais d’une véritable stabilité institutionnelle.
Le vrai défi aujourd’hui n’est pas de savoir qui doit partir ou rester, mais comment créer les conditions pour la tenue d’élections crédibles. C’est à cela que le CPT doit s’engager fermement : rétablir la sécurité, renforcer les institutions électorales, et garantir un climat favorable à la participation populaire.





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