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Opinions

Le renvoi du CPT sans élections ne résoudra pas la crise en Haïti

LB
Lenz Beth Ferlyn Alparète

October 31, 2025 · Lecture : 1 min

🇫🇷Lire en français
Rencontre de 3 conseillers du CPT avec des responsables du CEP
Rencontre de 3 conseillers du CPT avec des responsables du CEP
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Le débat autour du départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au 7 février 2026 occupe déjà une grande place dans les discussions politiques. Certains réclament son renvoi pur et simple à cette date, d’autres plaident pour sa continuité jusqu’à la tenue des élections. Pour ma part, je crois qu’un renvoi précipité du CPT sans élections n’est pas une solution durable, mais plutôt une répétition du même cycle d’instabilité.

Renvoyer le CPT le 7 février reviendrait simplement à ouvrir la voie à un autre groupe de transition, avec un mandat limité à deux ans tout au plus, et rien ne garantit que ce nouveau pouvoir parviendrait à résoudre la crise actuelle. Depuis 2021, Haïti vit au rythme des transitions sans fin : chaque sortie de crise accouche d’un nouvel intérimaire, d’un nouveau conseil, d’un nouveau départ, mais jamais d’une véritable stabilité institutionnelle.

Le vrai défi aujourd’hui n’est pas de savoir qui doit partir ou rester, mais comment créer les conditions pour la tenue d’élections crédibles. C’est à cela que le CPT doit s’engager fermement : rétablir la sécurité, renforcer les institutions électorales, et garantir un climat favorable à la participation populaire.

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Il serait donc préférable de donner au Conseil présidentiel quelques mois supplémentaires pour remplir ce double objectif : sécuriser le pays et organiser les élections. L’idéal serait qu’un président élu prenne fonction d’ici mai 2026. Cette voie, bien que exigeante, est la seule qui puisse offrir une sortie de crise légitime et durable.

Le moment n’est plus aux transitions improvisées. Il est temps d’en finir avec cette éternelle instabilité et de redonner la parole au peuple haïtien à travers des élections libres et transparentes.

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