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Opinions

Quand l'intelligence trahit la conscience

Je commence sincèrement à m’inquiéter

JL
James Louis, Historien, Juriste Théologien et Citoyen

November 13, 2025 · Lecture : 2 min

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Le bâtiment de la Faculté des sciences humaines
Le bâtiment de la Faculté des sciences humaines
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Quand on observe le nombre croissant d’intellectuels, de professeurs, d’enseignants ou de cadres, des gens formés, instruits, et parfois considérés comme des modèles qui se retrouvent aujourd’hui à la tête de nos institutions, « épinglés à tort ou à raison » dans des affaires de corruption, de mauvaise gestion ou d’abus d’autorité, *on ne peut rester indifférent*.

Il y a réellement de quoi s’interroger. « Que nous enseigne-t-on dans nos institutions universitaires privées ou publiques » ?

Quelles valeurs morales sont réellement transmises au-delà des connaissances théoriques ? Où est donc passée l’éthique ? Où est passé la culture, le sens de responsabilité, de l’intégrité enseigné » ?

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Je suis profondément troublé de constater que « des professeurs , des intellectuels chevronnés que nous admirions, que nous considérions comme des références de rigueur et de probité », deviennent méconnaissables une fois investis de responsabilités administratives ou politiques. Le contraste est choquant.

Personnellement, j’ai passé 9 années à l'université d'État d'Haïti (UEH),

 un temple du savoir que je respecte profondément. Mais je dois avouer que je commence à être profondément déçu et désillusionné lorsque j'entends les noms de certains anciens enseignants ou cadres accusés de dérives graves, que les faits soient avérés ou non. Il est à noter qu'il y a un principe sacramentel que la femme de César ne doit pas être soupçonnée.

De grâce... j’en ai vraiment marre. 

Faut-il ne pas tenter de sauver pour ne pas être enrôlé en retour ? Le débat s'impose. À chacun sa conclusion.

Toutefois, je me dis qu’il aurait peut-être mieux valu ne jamais voir certains de nos anciens professeurs à la tête d’institutions aussi cruciales pour le pays. La déception est trop lourde. Surtout pour moi personnellement.

En dépit de tout, je tiens tout de même à saluer, applaudir et féliciter vivement tous ceux qui, malgré les pressions, les tentations et les systèmes corrompus, continuent de gérer avec intégrité, transparence et sens du devoir.

Vous êtes l’espoir qui nous reste. Ne lâchez pas. Le pays en a besoin.

Il est à noter que ces simplistes lignes n'ont rien à voir avec l'idée faire la morale ou d'indexer quiconque. Plutôt c'est le cri d'alarme d'un citoyen conscient sur l'éthique et la responsabilité des élites éducatives haïtiennes.

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