EmploiAnnonces
Le Nouvelliste
S'identifier
  • À la une
  • À la minute
  • Culture
  • Economie
  • Editorial
  • International
  • Les remous de l'actualité
  • National
  • Opinions
  • Sport
  • Ticket Mag
Le Nouvelliste

© Le Nouvelliste 2026

Les sections du site

CultureEconomieÉditorialNational
OpinionsSociétéSportTicket

Les services

L'applicationContactez nousDeuilsPetites annonces
Annonces immobilièresToutes nos archivesRSS

Groupe Le Nouvelliste

Magik9Printemps de l'artTélé 20
Livres en folieArtisanat en fête
FacebookInstagramTwitterYoutube
Conditions générales d'utilisationPolitique de confidentialitéConditions générales d'abonnementSuppression de compte
FR|EN
Opinions

Les efforts diplomatiques face à la crise climatique

AD
Anel Dorléan

November 14, 2025 · Lecture : 3 min

🇫🇷Lire en français
Chefs d'Etat participant au COP30
Chefs d'Etat participant au COP30
Suivre sur Google Actualités

Où en sommes-nous, 33 ans après la signature de la CCNUCC et 30 ans après le Protocole de Kyoto, dans la résolution politique de la crise climatique mondiale ?

 Un constat initial

Depuis le premier Sommet de la terre à Stockholm en 1972, les enjeux environnementaux ont été élevés au rang de préoccupations internationales. Depuis lors, c’est la politique, à travers la gouvernance environnementale mondiale, qui décide des grandes orientations pour faire face aux menaces climatiques. Ces menaces trouvent leurs racines dans un modèle de développement économique capitaliste, toujours dominant et difficile à remettre en question, même après trois décennies de négociations climatiques et de conférences annuelles des parties (COP).

300 × 250

 Des décisions politiques ambitieuses

Sous l’égide des Nations unies, plusieurs initiatives majeures ont été lancées par la diplomatie du climat :

- Création du PNUE et du PNUD : Dès les premières conférences, ces programmes ont été mis en place pour traiter les liens entre environnement et sous-développement, notamment dans les pays du Sud.

- Rapport « Notre avenir à tous » (1987) : Publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, ce rapport propose de concilier développement et protection de l’environnement, en soulignant le lien entre pauvreté et dégradation écologique.

- Sommet de Rio (1992) : Ce sommet a placé l’être humain au cœur du développement durable et a permis l’adoption de trois conventions majeures, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

- Agenda 21 : Plan d’action global pour promouvoir le développement durable dans les domaines de la santé, du logement, de la gestion des ressources naturelles, etc.

- Sommet de Johannesburg (2002) : Bilan du Sommet de Rio, avec des engagements concrets dans les domaines de l’eau, de la biodiversité, de la santé et de l’agriculture, en lien avec les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

- Objectifs de développement durable (ODD, 2015) : Dix-sept objectifs mondiaux visant à améliorer les conditions de vie et à protéger la planète, dont l’échéance approche.

 *Un Échec Politique Persistant* 

Malgré ces efforts, les COP annuelles n’ont pas permis d’éviter l’aggravation de la crise climatique. Trente ans de diplomatie climatique n’ont pas suffi à enrayer le réchauffement global. Les conventions adoptées n’ont pas eu l’impact nécessaire pour protéger l’humanité des dérèglements climatiques actuels.

 Une analyse des causes profondes

La diplomatie du climat semble ignorer les racines profondes de la crise : l’économie. En s’attaquant aux symptômes sans remettre en cause le modèle économique dominant, elle évite de confronter le véritable moteur du dérèglement climatique. L’économie, fondée sur l’exploitation intensive des ressources et la croissance illimitée, est devenue intouchable. Les politiques climatiques tentent de réparer les dégâts sans freiner les activités qui les causent : exploitation des énergies fossiles, déforestation, essais militaires, etc.

 Inquiétudes et dilemme final

La situation géopolitique actuelle, marquée par une course à l’armement et des tensions croissantes, montre que l’humanité n’est pas prête à affronter sérieusement la crise climatique. Les COP deviennent des rituels diplomatiques sans impact réel. Les solutions proposées — adaptation, financement, atténuation, technologie — ne s’attaquent pas à la racine du problème.

Il est temps de rompre avec cette hypocrisie climatique. L’humanité doit choisir entre préserver un modèle économique destructeur ou adopter un paradigme fondé sur le bien-être et la durabilité. La COP de Belém risque d’être une nouvelle rencontre pleine de promesses non tenues, tandis que les températures continueront de grimper.

 Anel Dorlean, Écologiste et Ingénieur en Développement 

Coordonnateur des Recherches Scientifiques, Ecovert-Haïti

Chroniqueur Éducation Environnementale

Ecoverthaiti02@gmail.com

Contact : +509 41816168

Suivez-nous sur WhatsApp
EnvironnementChangement climatiqueForum

Lire aussi

Opinions4 novembre 2026

IA et éthique : un redoutable piège pour les pays du Sud

Opinions4 novembre 2026

Le secret de polichinelle

Opinions4 novembre 2026

Le monde universitaire et le barreau de Port-au-Prince en deuil : Me Claudette Belfont nous a quittés

Opinions3 novembre 2026

Nan kè nou tankou nan tèt nou: avni peyi a dwe jwenn plas li merite a…

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.

Les commentaires sont modérés avant publication. Votre e-mail n'est pas publié.