Je suis née au Québec, que j’aime profondément, mais j’ai eu le privilège de vivre les neuf premiers mois de ma vie en Haïti, auprès de mes grands-parents maternelle.
Même si que j'étais beaucoup trop jeune pour m'en souvenir, je demeure convaincue que C’est là que j’ai ressenti pour la première fois l’amour de cette terre.
Chaque fois que j’y retourne et que je retrouve celle que j'appelle affectueusement la mère patrie, c’est comme si mon cœur guérissait.
Toutes tes plages enchanteresses, ta mer couleur azur qui invite à la sérénité, avec ses reflets lumineux et son horizon infini, ton soleil qui baigne l’île dans une chaleur bienveillante tout au long de l’année, l’odeur envoûtante de ta cuisine emplit l'air de parfums épicés et réconfortants, les rythmes entraînants de ta musique qui emporte mon âme dans une danse joyeuse et vibrante.
Si tu savais à quel point ma passion pour les traditions haïtiennes est une source infinie d’inspiration et de fierté.
Tu es la perle des Antilles, je souhaite de tout cœur que tu retrouves cette dignité et que ta grandeur soit à nouveau reconnue et célébrée.
Ton peuple est si généreux, chaleureux, accueillant et doté d'une résilience admirable.
Après l’esclavage, les dictatures, les catastrophes naturelles dont le séisme de 2010 qui a emporté plus de 300 000 vies, tu restes debout, avec la tête haute, le cœur meurtri mais vaillant, animée par l’espoir, la résilience et le courage d’une nation qui refuse de plier.
Haïti, terre généreuse qui a tendu la main à tant de nations — au Venezuela, à la Colombie, à l’Équateur, au Pérou, à la Bolivie. Tu as inspiré tes voisines, offert asile aux réfugiés juifs pendant la 2e guerre, et partagé sans jamais compter.
Pourtant, on t’a pillée, déshumanisée, humiliée, dépouillée de tes trésors. Mais ta grandeur, elle, ne s’est jamais éteinte.
Tu es un joyau, que trop de regards ont méprisé. Il est temps qu’on te voie telle que tu es : digne, fière et lumineuse.
À Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, je rends hommage. Par leur bravoure et la bataille de Vertières en 1803, ils ont offert à Haïti le plus précieux des trésors : la liberté. Je les porte en moi avec respect et gratitude, consciente que c’est grâce à eux que mes ancêtres ont pu se tenir debout, libres et fiers.
Te savoir aujourd’hui livrée aux gangs armés, me brise le cœur.
Chaque fois qu’on te méprise, c’est comme si l’on blessait une part de moi.
Haïti, mon amour pour toi est profond et inébranlable.
Si le monde voyait ta véritable valeur, il comprendrait la gravité de ta souffrance.
J’ai versé tant de larmes devant les images de ton quotidien, car ce n’est pas l’Haïti que je connais.
Pour moi, tu es une terre de beauté et de dignité.
Tu me manques, Haïti.
J’espère qu’un jour, tu connaîtras la paix que je vis ici, au Québec.
Je rêve que mes enfants puissent un jour marcher sur ta terre, car connaître ses racines, c’est la clé pour avancer avec force.
Haïti, tu es comme le Québec, mon amour éternel.
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