Il semble que, dans l’état actuel, la fin de la guerre ne dépende ni de l’Occident réuni, ni de l’Ukraine, mais de la Russie comme maître d’horloge. Comment expliquer ce contexte situationnel, c’est-à-dire la Fédération de Russie a en face d’elle les États-Unis et l’Union européenne forte de vingt-sept membres actifs qui la composent, c’est encore la Russie qui peut seule mettre fin au conflit ? Réponse : La présence des troupes occidentales sur le théâtre ukrainien s’avère nécessaire et indispensable, selon des sources concordantes. Or, d’après la doxa dominante, aucun des pays contributeurs à l’effort de guerre ukrainien ne veut s’exposer à une éventuelle Troisième Guerre mondiale qui impliquerait forcément l’usage de l’arme nucléaire. Cette arme de destruction massive a été utilisée une seule fois lors de la Deuxième Guerre mondiale (1939 – 1945) par les États-Unis d’Amérique contre l’empire du Japon. L’idée selon laquelle pas de soldats occidentaux au sol ukrainien paraît irrationnelle aux yeux des témoins attentifs. Si les gouvernements impérialistes d’Occident veulent préserver réellement la paix et la sécurité mondiales comme ils ont pu le faire pendant l’époque de la Guerre Froide dirigée contre l’Union soviétique, eh bien il fallait qu’ils songent à donner la garantie au gouvernement de la Russie bien avant le déclenchement du conflit le 22 février 2022. L’objectif premier de la politique est de prévenir et d’anticiper les problèmes avant qu’ils ne surgissent, telle est la bonne attitude.
Vue de l’extérieur, la garantie consiste à ne pas développer des politiques hostiles à l’égard de la Fédération de Russie, à ne pas chercher à l’encercler avec l’intrusion complice au sein de l’OTAN des pays de l’ex-Pacte de Varsovie. Lesquels partagent des frontières communes avec la Russie, notamment la Finlande, l’Estonie, Lettonie, Lituanie, la Pologne, la Biélorussie, l’Ukraine et la Géorgie. Voilà ce dont il est question pour l’État fédéral de la Russie dont le peuple ne cherche pas de conflit, ni de guerre. Pour le moment, la Biélorussie et la Géorgie échappent à cette complicité sous forme de complot occidental contre la Russie. Par ailleurs, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord/OTAN est une alliance politique et militaire qui a été créée en 1949 avec le but ultime de contenir la Russie soviétique victorieuse des fascistes-nazis ; mais ses créateurs ont pu prolonger le bail après la désintégration de l’URSS en décembre 1991. Dans l’ère post-soviétique, le gotha politique occidental crée des crises là où il n’y en a pas.
Aux yeux de son peuple, la Russie est un rempart redoutable qui ne cède pas au chantage, ni aux pressions ni aux sanctions occidentales, quoi qu’il puisse arriver. La presse russophobe occidentale qui anime la propagande contre le peuple de la Fédération et son président actuel, avance son bilan dans la crise russo-ukrainienne : un (1) million de militaires russes morts et blessés compris, affirme-t-elle, jubile-t-elle intérieurement, exulte-t-elle dans la grande joie extérieure et triomphale. A certaines phases de la guerre, 1 800 troupes et commandants russes sont tués journellement par les combattants ukrainiens, se réjouit-elle, tempête-t-elle sur tous les toits de l’Occident collectif. Ces chiffres astronomiques, les médias occidentaux les tiennent probablement du gouvernement de l’Ukraine parce que n’indiquant que des sources occidentales. La Fédération de Russie possède un arsenal militaire obsolète et en recul irréversible dû à son économie stagnante depuis des lustres ; une telle armée, dont la vieillerie/vétusté des armes remonte depuis l’époque soviétique, ne peut s’engager militairement dans la guerre moderne que lui impose l’Occident par sa guerre de procuration en Ukraine. Telle est la situation critique qui ressort des verbatims, des narratifs et des tropismes de la Corporation des élites occidentales qui chantent par avance le Requiem pour la Russie dans leurs grandes basiliques.
L’on peut remarquer, cependant, que les procurateurs occidentaux n’éclairent pas leur opinion publique notamment l’opinion publique ukrainienne sur les causes réelles des forces d’invasion, ni sur la complexité culturelle et linguistique des républiques séparatistes prorusses : Donetsk et Louhansk/Donbass dans l’Est de l’Ukraine, qui sont annexées à la Fédération de Russie le 4 octobre 2022. Le fait de déclamer sur tous les plateaux de télévision que l’acte d’annexion est arbitraire et illégal aux yeux du droit international qui n’est applicable d’ailleurs qu’aux Non-Occidentaux, ne résout pas l’équation posée devant la conscience des gouvernements impliqués dans le conflit. Encore que les aboiements plaintifs ne puissent certainement pas satisfaire aux attentes du peuple ukrainien qui veut et demande la restauration de la paix et la récupération de ses territoires perdus. Bien que l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique lui fournissent le support matériel et moral dans le conflit militaire, le président ukrainien Volodymyr Zelenky n’en demeure pas moins le premier responsable de l’apocalypse qui frappe son peuple depuis plus de 3ans. Car, en sa qualité de chef de l’État, il est chargé de protéger le peuple ukrainien, la Constitution, la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’État : terrestre, maritime et l’espace compris. La modalité et la fonctionnalité de conclure un accord avec le grand-frère voisin dépendent du président Zalensky, sans avoir besoin de recourir à la main secourable de l’Union européenne dont sa propre sécurité dépend des États-Unis. Dans notre créole, il y a un proverbe qui convient à l’imprudence du président ukrainien : « Pye bèf pou pye bèf, m ap pran l kay pratik » en français : « Entre blanc bonnet et bonnet blanc, je préfère l’option que je connais bien. ». Explication : il eût été plus prudent d’aller s’approvisionner à la source que d’aller au réservoir qui peut être à sec. Notre CQFD.
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