Cent cinquante (150) femmes et filles déplacées vivant dans des camps à Port-au-Prince ont participé et partagé leurs vécu dans les sites durant trois journées de formation. Ces séances ont été organisées par la Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (SOFEHJ), avec le soutien d’ONUFemmes Haïti et du Japon, en partenariat avec la SOFA (SolidaritéFanmAyisyèn) et ATREPA.
Jeunes, mère adulte, personne âgée, elles ont été au nombre de cent cinquante (150), femmes et filles, vivant dans des camps de déplacés à Port-au-Prince, à s'exprimer dans le cadre d'une formation de trois jours, du jeudi 9 au samedi 11 avril 2026. Une formation tenue autour de la Campagne communautaire et médiatique contre les violences basées sur le genre (VBG) y compris la violence numérique, et pour l'intégration des filles dans les filières sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM).
Sur les témoignages recueillis, les violences verbales et sexuelles demeurent les formes d'abus les plus présentent dans les sites, indiquent les femmes d'une voix excédée par cette réalité insoutenable. "Ils nous profèrent beaucoup d'injures, de propos déplacés, surtout lorsqu'on demande à avoir accès à quelques choses ", expriment l'une d'elles. "Nous subissons des déceptions et humiliations ", renchérit d'autres. Des plaintes partagées par les trois groupes de femmes au cours des trois journées qui les ont permis non seulement à identifier les différentes formes de VBG et aussi à connaître les moyens de lutter contre ces violences.





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