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Opinions

Les violences verbales et sexuelles plus répandues dans des camps de déplacés à Port-au-Prince

MJ
Marlyne Jean

April 16, 2026 · Lecture : 2 min

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Cent cinquante (150) femmes et filles déplacées vivant dans des camps à Port-au-Prince ont participé et partagé leurs vécu dans les sites durant trois journées de formation. Ces séances ont été organisées par la Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (SOFEHJ), avec le soutien d’ONUFemmes Haïti et du Japon, en partenariat avec la SOFA (SolidaritéFanmAyisyèn) et ATREPA. 

Jeunes, mère adulte, personne âgée, elles ont été au nombre de cent cinquante (150), femmes et filles, vivant dans des camps de déplacés à Port-au-Prince, à s'exprimer dans le cadre d'une formation de trois jours, du jeudi 9 au samedi 11 avril 2026. Une formation tenue autour de la Campagne communautaire et médiatique contre les violences basées sur le genre (VBG) y compris la violence numérique, et pour l'intégration des filles dans les filières sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM).

Sur les témoignages recueillis, les violences verbales et sexuelles demeurent les formes d'abus les plus présentent dans les sites, indiquent les femmes d'une voix excédée par cette réalité insoutenable. "Ils nous profèrent beaucoup d'injures, de propos déplacés, surtout lorsqu'on demande à avoir accès à quelques choses ", expriment l'une d'elles. "Nous subissons des déceptions et humiliations ", renchérit d'autres. Des plaintes partagées par les trois groupes de femmes au cours des trois journées qui les ont permis non seulement à identifier les différentes formes de VBG et aussi à connaître les moyens de lutter contre ces violences. 

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Par ailleurs, une victime de violence sexuelle affirme avoir été réveillée à 1h du matin avec le sexe d'un inconnu collant dans son dos, alors que ce dernier n'est pas un habitué du site. 

*Violence numérique* 

Très fréquent sur la toile, les participantes ont été sensibilisées sur des formes de violence numérique dont : le revenge porn ou la vengeance pornographique, le piratage des comptes, l'utilisation de faux profils sur les réseaux sociaux, le trucage des photos et vidéos des femmes et le rançonnage téléphonique.

Pour ce dernier type de violence numérique, très appuyé sur la situation de crise sécuritaire du pays, elles confient avoir été confrontées à plusieurs reprises à des appels déstabilisants, mais avoir su garder leur calme et ne pas se laisser faire.

*Intégration aux STIM* 

Les séances de formation sur l'intégration des filles dans les filières sciences ont permis de les encourager à intégrer les métiers liés aux mathématiques, souvent porteurs d’importantes opportunités économiques.

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