Les volumes mondiaux de gaz torché ont augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant 167 milliards de mètres cubes en 2025, soit l’équivalent d’environ 54 milliards de dollars de gaz brûlé en pure perte. Alors que de nombreux pays, en particulier les plus pauvres, sont confrontés à des pénuries d’énergie, la récupération de ce gaz émis lors de l’extraction pétrolière pourrait renforcer la sécurité énergétique, produire de l’électricité, soutenir l’activité économique et favoriser la création d’emplois, tout en réduisant les émissions.
Le rapport annuel Global Gas Flaring Tracker, publié aujourd’hui par le Groupe de la Banque mondiale, montre que les volumes de gaz torché en 2025 sont presque équivalents à la consommation annuelle totale de gaz de l’Afrique et supérieurs aux volumes annuels de gaz naturel liquéfié transitant par le golfe Persique. Neuf pays — la Russie, l’Iran, l’Iraq, le Venezuela, le Mexique, la Libye, l’Algérie, le Nigéria et les États-Unis — sont responsables de plus des quatre cinquièmes des volumes de gaz torché dans le monde, alors qu’ils assurent environ la moitié de la production mondiale de pétrole.





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