Solidarité laïque Caraïbes en partenariat avec l’UNICEF a lancé, le lundi 20 juillet 2026, le projet « Écoles publiques au cœur du changement social et de la résilience en Haïti », lors d’une cérémonie organisée à l’École nationale de Bananier, à Camp-Perrin, dans le département du Sud. Estimée à près de 400 000 dollars américains, cette initiative sera mise en œuvre jusqu’en décembre 2026 dans douze écoles réparties dans les départements du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse.
La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants de la mairie de Camp-Perrin, des directions départementales de l’Éducation du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse, ainsi que d’acteurs du secteur éducatif et de représentants des communautés bénéficiaires. Présentant les grandes lignes du projet, la directrice de programme de Solidarité Laïque Caraïbes, Annie Thamar Garçon, a indiqué que douze établissements scolaires seront accompagnés, dont trois dans le Sud, trois dans les Nippes et six dans la Grand’Anse. Le projet prévoit notamment la construction de neuf terrains de jeux, l’implantation de six jardins scolaires, l’accompagnement de sept conseils d’école dans l’élaboration de projets éducatifs ainsi que des activités de formation et d’animation scolaire.
Selon elle, cette initiative vise à renforcer la gouvernance scolaire, à améliorer les infrastructures des écoles et à accroître la résilience des communautés face aux risques et aux catastrophes.
« La gouvernance scolaire, c’est le ciment pour bâtir une éducation plus solide », a rappelé Mme Garçon, soulignant que la réussite du projet dépendra aussi de l’implication des communautés qu’elle invite à participer activement à la mise en œuvre des différentes activités.
Intervenant au nom de l’UNICEF, l’officier Éducation, Wadler Raymond, a rappelé le contexte particulièrement difficile dans lequel évoluent les enfants haïtiens. Il a indiqué que, selon les données disponibles, un enfant sur quatre en Haïti a besoin d'une assistance humanitaire, estimant que cette réalité renforce le rôle de l’école comme espace de protection.
« L’école demeure l’un des repères où les enfants peuvent trouver un appui. Mais bâtir une école n’est pas suffisant », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance scolaire, de rendre les conseils d’école pleinement fonctionnels, de créer davantage d’espaces de jeux et d’épanouissement pour les élèves et d’apporter des réponses aux besoins en matière de protection, d’hygiène et de bien-être psychosocial.
Selon le représentant de l’UNICEF, le projet entend répondre à ces défis en misant sur la redynamisation des conseils d’école, l’amélioration des conditions physiques et psychosociales de la vie scolaire, le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’entretien des jardins scolaires ainsi que la promotion des droits de l’enfant, de la citoyenneté et de la prévention des violences basées sur le genre.
Il a également souligné que les communautés bénéficiaires seront directement impliquées dans la conduite des activités afin de favoriser leur appropriation et d'assurer la pérennité des actions entreprises.
Réaffirmant l’engagement de l’UNICEF auprès du système éducatif haïtien, Wadler Raymond a exprimé l’espoir que ce projet produise des résultats concrets d’ici son achèvement, prévu en décembre 2026. « Investir dans les écoles haïtiennes, c’est investir dans la seule chose qu’on ne peut pas détruire », a-t-il déclaré, avant de réitérer la volonté de poursuivre son accompagnement aux côtés des directions départementales de l’Éducation, des partenaires et des communautés afin d'offrir aux enfants un environnement d’apprentissage sûr, inclusif et favorable à leur développement.
Une formation en gestion de projets a également été lancée à l’intention des représentants des douze écoles bénéficiaires.






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